Le Confinement
Il s’agit d’une mort par asphyxie en enceinte close. L’air ne peut pas se renouveler. Le confinement est rarement criminelle. Il peut se produire à l’occasion de partie de cache-cache chez les enfants, en cas d’éboulement, ou de naufrage de sous marins.
Lors de l’examen de corps, on peut observer une cyanose et un œdème de toutes les viscères. Il n’y aura pas de trace de violence à l’autopsie.
Si le corps a été découvert peu de temps après la mort, la peau sera très humide, à cause du gaz carbonique.
Le confinement est une mort par anoxie pure, à l'autopsie on retrouve aucune autre lésion que celles de l'asphyxie
La Compression
Il s’agit d’une asphyxie par un obstacle au mouvement du thorax.
La compression criminelle est rare chez les adultes ; elle est plus fréquente chez l’enfant et le nouveau né.
La compression par accident est possible, on peut le voir par exemple chez le nouveau né, comprimé par sa mères lorsqu’elle dort avec lui, ou alors lors d’écrasement par les foules, en cas d’incendie par exemple.
Lors de l’examen du corps, on trouve souvent des signes de contusions, des plaies, des lésions thoraciques liées à la pression, les poumons gorgés de sang. Il peut y avoir hémorragie des conjonctives. Il y a également cyanose du corps liée a l’asphyxie.
L’Enfouissement
Il s’agit d’une asphyxie par pénétration dans les voies respiratoires d’une matière solide, pulvérulente (en poudre). Tantôt, le corps peut être plongé entièrement dans cette matière ;tantôt, seules les orifices respiratoires y sont maintenues.
Quand on parle de « matière », il peut s’agir de sable, neige, plâtre, graines dans des silos, cendres …
L’enfouissement est rarement criminel, il est plutôt d’origine accidentelle: lors d’éboulement notamment dans les sablières, avalanche, chute dans des silos à blé.
Enlisement : il s’agit d’un enfouissement dans un milieu particulier : les sables mouvants (par exemple, au Mont St Michel)
La Crucifixion :
Elle provoque une impossibilité de respirer en ayant les bras écarté avec le poids du corps. Le crucifié s’épuise très rapide et meurt par asphyxie.
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Selon Brouardel: « c’est une constriction qui a pour effet par une action mécanique de s’opposer au libre passage de l’aire et parfois de la circulation cérébrale ».
La compression du cou entraîne selon le niveau de pression exercé :
- la compression des veines jugulaires, empêchant le retour du sang depuis la tête vers le cœur, d'où un œdème et une cyanose visibles au niveau de la face et de la langue, et un œdème cérébral entraînant une perte de connaissance assez lente suivie d'un décès assez tardif.
- la compression des artères carotides : ces artères alimentant le cerveau en sang, celui-ci se retrouve privé d'oxygène, ce qui entraîne une ischémie cérébrale qui se traduit par des troubles de la conscience, puis la mort.
Un cas particulier est la compression sur ces artères de capteurs de pression (les « glomi ») qui entraîne un ralentissement extrême et immédiat du cœur jusqu'à la syncope et l'arrêt cardiaque. C'est ce phénomène qui entraîne les accidents liés au « jeu du foulard ».
- la compression des voies aériennes nécessite une très forte pression, et l'écrasement de la trachée est une éventualité rare, cette dernière étant protégée par des anneaux de cartilage. Plus fréquemment, c'est la base de la langue, repoussée par la pression externe, qui vient obstruer le carrefour des voies aériennes et digestives. S'ensuit une asphyxie du sujet (1)
Il faut faire une distinction entre la strangulation complète (qui fait tout le tour du cou, comme par exemple, avec un lien) et la strangulation incomplète (qui ne fait pas tout le tour du cou, par exemple, avec la main)
La strangulation à la main :
La strangulation à la main est pratiquement toujours d’origine criminelle. A priori, la strangulation à la main suicidaire est impossible, car la perte de conscience entraine un relachement de la strangulation. Elle peut etre observée a l’occasion d’un vol surpris par la victime, dans les bagarres, les viols (ou tentatives), les meurtres d’enfants... La facilité d’accomplir une strangulation depend principalement de l’age et de la condition de la victime : si la strangulation s’opère sur un adulte vigoureux, elle sera difficile. En revanche, chez les personnes agées, l’enfant et le nouveau né , les individus que l’on dit « débiles », ou les personnes ivres, elle sera bien plus facile.
Mais la strangulation peut parfois etre accidentelle : Elle est visible lors des étranglements au judo (Il s’agit d’une strangulation par réflexe), ou encore provoque des accidents de travail ( cas d’école de la personne qui coince sa cravatte dans le destructeur de papier).
La suffocation est le type d'asphyxie pure, par blocage mécanique de la respiration. Il faut un poids de 12 à 15 kilos pour écraser une tranchée.
Lors de l’examen de corps, on retrouve souvent des traces de violences: sur la face de la personne strangulée, il y a apparition d’une cyanose, ainsi que des ecchymoses et des excoriations cutanées ( des égratinure) sur le visage. Sur le corps et notamment sur le cou, le nez et la bouche, il y a des stigmates unguéaux ( trace d’ongle en forme de demi lune). Plus toutes les traces de violences induites par la bagarre, s’il y en a eu une.
Lors de l’ouverture du corps, le medecin legiste peut trouver des ecchymoses sur le cou, sur le larynx (qui peuvent egalement etre fracturé) ou derriere celui-ci (ecchymose retro – laryngée), ou encore, sous les yeux.
De manière générale, on retrouve les signes des asphyxies mécaniques, avec une congestion des viscères.
Strangulation au lien :
La strangulation au lien est souvent d’origine criminelle, elle aussi. Elle est parfois un complément de la strangulation à la main.
L’accident est rare., elle peut se produire chez les nouveaux nés qui se sont emmêles dans des liens dans le berceau. Quant au suicide par strangulation au lien, il est fréquent chez les prisonniers et les malades mentaux ( par le système du tourniquet).
En général, dans la pendaison au lien, la personne succombe à un arrêt circulatoire.
L’examen externe du corps de la victime démontre alors une cyanose au niveau du visage. Les yeux rouge témoignent d’une hémorragie sous conjonctivale. Du spume est présent au niveau du nez et de la bouche. Souvent, la langue va être comprimée entre les dents.
Lors de l’autopsie, on peut s’apercevoir ques lésions traumatiques du cou sont moins nombreuses que dans la strangulation à la main. Il y a présence d’ ecchymose sous le même plan que le sillon et on peut observer tous les signes généraux de l’asphyxie.
Certains sillons ne sont pas vrais, c’est a dire, que ce sont de faux sillons. En effet, il serait possible de se tromper avec des sillons faits par la putréfactions, qui engendre des plis au niveau du cou. Les sillons de strangulation peuvent se vérifier s’il y a un ecchymose en dessous de lui.
Ce qu’il est important d’étudier, c’est le sillon de strangulation. Il est variable et dépend du lien. Il y a les sillons mous, larges, faits avec des liens souples (moins visibles) ; et les sillons durs, fin, faits avec des liens étroits. La différence avec le sillon de pendaison, est que le sillon d’une strangulation au lien est horizontal, et non plus oblique. Il est généralement situé au dessous de la pomme d’Adam. Il peut y avoir de multiples sillons, lorsque le lien a fait plusieurs fois le tour du cou de la personne.
Diagnostique différentiel entre Strangulation au lien et Pendaison : (2)
Strangulation au lien Pendaison
Sillon horizontal circulaire complet .......................... Sillon oblique vers le haut,souvent unique,
siégeant au dessous du larynx .................................. maqué au niveau du plein de
souvent multiple .......................................................... l'anse siégeant au dessus du longue
* *
Signes d'asphyxie marqués ....................................... Syndromes asphyxiques souvent discret
* *
Lésions traumatiques du cou plus important ......... Lividités cadavériques aux régions distales
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Selon Tardieu, la pendaison est un acte de violence par lequel, le corps pris par le cou dans un lien attaché à un point fixe et abandonné à son propre poids et exerce sur le lien supérieur une traction assez forte pour amener la mort.
Les Circonstances Médico-Légales :
La Pendaison Suicide: C’est une cause de mort volontaire répandue, principalement chez les hommes grâce à sa facilité d'exécution et son caractère radical
. La pendaison peut être complète ou incomplète :
- Complète lorsqu’aucune partie du corps ne touche le sol.
- Incomplète, lorsqu’une partie du corps touche le sol.
En général, les personnes qui pendent quelqu’un, le font généralement en pendaison complète.
La Pendaison Accidentelle : Elle est visible chez les enfants lorsqu’ils font des jeux de cache-cache, chez les acrobates lorsqu’ils se prennent dans leur lien… Une loi a même interdit le port du foulard dans certaines professions, notamment l’industrie, pour éviter le risque de pendaison accidentelle.
La Pendaison Homicide : Elles sont rarissimes. Ce qui est fréquent, c’est de chercher à maquiller en pendaison, une autre cause de la mort.
La Pendaison Supplice : Il s’agit de la pendaison, comme châtiment, la peine de mort par pendaison.
Physiopathologie :
La mort par pendaison se fait en plusieurs phases :
- La phase initiale:
Des médecins légistes, comme Minovicci en 1907, ont expérimenté la pendaison sur eux-mêmes, afin de rapporter leur sensations, et d’observer ses mécanismes. Ils ont remarqué une rougeur de la face, et parfois même, le visage devient bleu instantanément, si le lien ne fait pas le tour du cou. Ils ont remarqué une chaleur au niveau du visage, ainsi que des sifflements dans les oreilles (acouphène), et des éclairs dans les yeux (phosphènes). A noter évidemment une grande douleur dans le cou, et une raideur au niveau des muscles (c’était à ce moment là que pouvait se manifester l’érection). La fin de cette période est marquée par une perte de connaissance (Minovicci a arrêté l’expérience au bout de 5 secondes). Au bout de 7 secondes, il y a perte de conscience (c’est donc l’explication de la pendaison incomplète).
- Deuxième Phase :
On assiste à des convulsions, qui se font notamment au visage (c’est pourquoi les anglais mettaient des cagoules aux pendus). Cela peut expliquer un certain désordre sur le lieu de la pendaison, mais également, certaines ecchymoses.
-Troisième Phase :
La compression des carotides supprime toute la circulation cérébrale et provoque un arrêt respiratoire, qui engendre la mort. Pour comprimer une carotide il faut peu de poids, 5 à 8 kg.
Il peut y avoir des pendus qui ont une couleur blanche ou bleue. Il s’agit d’un problème de circulation : si la corde obstrue une carotide, le pendu sera bleu ; si la corde obstrue toutes les carotides, le pendu sera blanc.
La levée de corps et l’Autopsie
Examen de l'état des lieux et des choses :
Le médecin requis par les autorités judiciaires pour faire un constat sur place doit :
- Noter la position du cadavre, de l'anse et du nœud.
- Noter la nature du lien et sa situation (peut être spécifique à certaines professions)
- Noter la distance qui sépare le corps du sol
- Noter s'il existe à proximité é du corps un dispositif sur lequel la victime serait montée pour se pendre (chaise)
Autopsie
Plusieurs symptômes :
- Ecchymose sous conjonctivale.
- La langue est parfois hors de la bouche, mais pas systématiquement.
- Spume au niveau de la bouche et nez (Mélange de sécrétions blanches et d’air).
- Exophtalmie.
- Hémorragie de temps en temps du conduit auditif.
- Ecchymoses que l’on va retrouver dans les tissus cellulaires sous cutanées, dans les muscles… Il faut également rechercher s’il y a une fracture de l’hyoïde.
- Les muscles cervicaux étant parmi les plus solides du corps, ils subissent rarement des lésions cervicales, à moins qu’il n’y ait eu précipitation.
- Lésions vasculaires. Stries d’amusat.
- Rupture musculaire liée aux convulsions.
- Congestion de tous les organes.
- Congestion cérébrale importante.
- Tache de Tardieu ou Paltauf dans les poumons.
Deux signes majeurs lors des pendaisons complètes.
- Les lividités sont toujours distales, c'est-à-dire, aux extrémités du corps (bras, jambes, pieds, au dessus de la ceinture)
- Présence d’un sillon cervical sous mandibulaire, au dessus de la pomme d’Adam. Un sillon de pendaison complète est oblique en haut. Le sillon peut être complet, si le nœud est coulant. La profondeur du sillon est fonction de plusieurs critères : poids du corps, étroitesse du lien, temps de suspension.
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Paul Bert, au XVIII°s, définit l'asphyxie comme étant la suspension des phénomènes respiratoires, c'est l'arrêt de I'absorption d'oxygène et de l'exhalation de gaz carbonique. Elles relèvent d'un obstacle sur les voies respiratoires.
- Asphyxie par manque d’oxygène : anoxie.
- Asphyxie par atteinte de l’hémoglobine : l’hémoglobine donne de l’oxygène aux endroits où le corps en a besoin. En cas d’intoxication par CO, qui se fixe plus facilement sur l’hématie, l’hémoglobine est chargée de CO. Même chose pour le cyanure ou pour les grandes hémorragies, car il y a une grosse perte de sang qui devient alors pauvre en oxygène.
- Asphyxie par besoin d’oxygène tissulaire: les tissus ne peuvent pas recevoir l’oxygène en raison d’une altération des cellules.
Il y a plusieurs phases de symptômes pour les asphyxies mécaniques aigues:
- Phase de latence, il ne se passe rien.
- Phase de compensation complète, l’organisme compense le défaut en oxygène, environ 30 secondes, voire une minute, puis le cœur s’emballe, on va chercher à respirer de plus en plus vite. On voit alors le phénomène de tachycardie et d’hyperventilation.
- Phase de compensation incomplète: au bout de deux minutes, il y a une décharge d’adrénaline, qui contracte les vaisseaux pour faire passer le sang de plus en plus vite.
- Phase de décompensation: Perte de connaissance, la personne va se trouver comme atteinte d’une paralysie, on observe un relâchement des sphincters et l’apparition de la mydriase (dilatation des pupilles), puis le cœur va ralentir son rythme: bradycardie, apnée primaire, gaspe (mouvement d’inspiration peu efficace). Enfin, il y a apnée secondaire et arrêt cardiaque.
Il existe 8 types d'asphyxies mécaniques :
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Diagnostic clinique de la Mort Absolue :
Lorsqu'il agit sur réquisitions judiciaires, le médecin légiste est amené à donner son avis d'expert sur ce qu'il constate à l’occasion de la mort d’une personne. C'est dans ce cadre qu'il est amené à faire des autopsies, destinées à déterminer les causes probable de la mort d’une personne - dans les cas de morts suspectes - et à constater des traces corporelles particulièrement graves.
Le médecin légiste va ainsi établir des diagnostics :
Le premier diagnostic est le diagnostic précoce de la mort. Il peut se résumer en l’absence de signe de vie : on parle des signes cliniques précoces, survenant instantanément après la mort. La personne est inerte et insensible ; son cœur a cessé de battre (absence de pouls, électro-encéphalogramme plat) et elle ne respire plus. Elle est pale et ses pupilles sont dilatées (mydriase) ; sa mâchoire se relâche (perte de tonus des muscles). Ce sont les signes précoces de la mort.
Autrefois, on utilisait des « Epreuves de certitude », pour s’assurer que la personne était réellement morte. Par exemple, on pratiquait l’artériotomie en coupant l’artère radiale pour voir si le sang circulait… Il y avait également la méthode de la Fluorescéine d’Icard : on injecter sous la peau de la fluorescéine et on regardait la couleur de l’œil. S’il devenait jaune alors il y avait bien circulation et la personne était vivante.
Aujourd’hui, ces méthodes ne sont quasiment plus utilisées, car en cas de doute, la réanimation cardiaque est systématique, et son échec démontre la mort réelle.
La Datation de la mort : Les Phénomènes Cadavériques
Ce sont des signes positifs de mort et varient selon les conditions de décès.
Ils sont au nombre de 5 : la déperdition calorique, la déshydratation du corps, la rigidité cadavérique, les lividités et enfin la putréfaction.La constatation de plusieurs des ces signes permet de se faire une idée sur le temps écoulé depuis la mort de la personne.
Après la mort, la régulation thermique disparaît. Le refroidissement cadavérique consiste en une adaptation de la température du corps avec la température ambiante. La vitesse de corrélation entre les deux températures dépend de la personne elle-même ( par exemple,le sur-poids ralentit la baisse de température) mais aussi de l’environnement. Ainsi, si la température ambiante est élevée, la température du corps baissera moins vite. Donc pour apprécier de manière la plus précise possible la date et l'heure de la mort, il est nécessaire de prendre en considération la température ambiante.
En effet, l’homéothermie régulière de l’homme c’est 37°C. Lorsque le milieu ambiant est d’environ 18°C, 20°C, un corps met environ 24h à attendre la température ambiante. Pendant les trois premières heures, on peut observer d’une perte d’environ 1°C par heure. Au bout de deux heures, le visage et les extrémités sont froids.
Il n’y a pas de baisse de température au niveau des aisselles, ni dans la cavité buccale et rectale de la personne décédée.
La déperdition cadavérique est généralement mesurée par la prise de température dans le foie, qui semble etre la plus fiable.
La déshydratation est le fait de perdre de l’eau.
Il s’agit d’un phénomène habituel de la mort un cadavre perd environ un kilo d’eau par jour, s’il est exposé à une température ambiante dite, normale. La encore, les conditions de la personne jouent un rôle majeur dans son appréciation : par exemple, la déshydratation est plus importante chez les vieillards et chez les nouveaux nés. Elle est favorisée par l’absorption d’alcool. Par contre, elle est inexistante chez les personnes noyées…
La déshydratation entraine différents symptômes permettant la datation de la mort:
- Au niveau des yeux: perte de volume (enophtalmie) et plissement et opacification de la cornée, avec apparition de taches noires.
- Dessèchement des lèvres.
- Dessèchement des organes vitaux.
- Souvent momification partielle du nez et des oreilles.
Elle est due au raidissement des muscles du squelette. Elle est variable et liée à des phénomènes chimiques. Elle est favorisée par certaine maladie, comme le choléra ; ou certaine type de mort ( mort par électrocution, insolation…). La rigidité est également influencée par l’environnement ( le froid ralentit la rigidité cadavérique), et par la personne décédée ( sujet musclé également).
Elle débute en moyenne 2 à 8 h après la mort et atteint dans l'ordre, mâchoire, cou, membres inférieurs ( de haut en bas, selon la loi de Nysten). Elle apparaît donc progressivement et peut toucher tous les muscles lisses (muscles intestinaux par exemple) et strié ( muscles des membres).
Elle explique les éjaculations et les accouchements post mortem.
La rigidité est complète entre 12 et 14 heures, puis disparait en trois jours. Sa disparition est due au phénomène de putréfaction, qui implique un relâchement du muscle. Si la rigidité est cassée dans les premières heures, elle peut se reconstituer. En revanche, ce n’est plus le cas a partir de la douzième heure du décès. Cela est très intéressant dans la mesure ou une rigidité cassée témoigne ainsi d’une manipulation du cadavre.
Après la mort, la circulation du sang s’arrête, le sang ne circule plus. Il va donc avoir tendance à descendre selon la loi de l’apesanteur. C’est-ce qui va créer les lividités. C’est une congestion passive post mortem, qui forme des taches de couleur rosée à violacée présentes au niveau des régions déclives du corps, sauf sur les points d’appui ( tous les points qui supportent le poids du corps).
Elles apparaissent 3 à 5h après la mort et sont partiellement fixées a partir de la douzième heure de la mort., au delà de 30 heures les lividités sont immuables.
Là encore, les lividités peuvent témoigner de la manipulation du cadavre. Ex: si on trouve une personne pendue, les lividités apparaissent aux pieds, aux mains, au niveau de la ceinture en cas de pression. Mais si cette même personne a des lividités dorsales, c’est qu’une personne l’a pendue post mortem (simulation d’un suicide).
Leur coloration varie, parfois, avec les causes de la mort : rouge vif dans les intoxications au CO, chocolat dans les cas d’intoxication au chlorate de potassium, très sombres dans les asphyxies, très pales dans les hémorragies.
NB : L’hypostase est un terme réservé aux organes, il s’agit de lividités dans les organes, mais également dans le cerveau.
Il s’agit d’une dénaturation du corps. Dès que l’on meurt, les germes qui se trouvent dans le corps colonise le corps et produisent le phénomène de putréfaction. Sous l'action des bactéries, des champignons microscopique, des insectes et des arachnides nécrophages, la putréfaction va envahir tout le corps et détruire les partie molle.
D’un point de vue médical, c’est la décomposition de la matière organique, qui se fait par des gènes microbiens et par des mycètes saprophyte qui produise du gaz putride.
Le premier signe de putréfaction est appelé « La tache verte abdominale » : son apparition marque le début de la putréfaction, elle se manifeste après quelques heures l'été et quelques jours l'hiver au niveau de la fosse iliaque puis s'étend progressivement sur les parois latérales du tronc, le dos, le cou, la face, les membres...
La putréfaction est fréquente chez les noyés, car leur corps est souvent retrouvé après plusieurs jours.
Elle se traduit par la perte des cheveux et des ongles. Le cerveau se désagrège en une bouillie grisâtre. Le cœur réagit très bien a la putréfaction et les os se conservent longtemps. La rate disparaît vite et les intestins et les estomacs se rétractent. Les poumons se remplissent d’air. Les reins et l’utérus se conservent plutôt bien. On peut également observer le phénomène d’ adipocire (les graisses se transforment en cire).
Pour résumer :
2 heures après la mort, le corps est chaud et souple, la cornée est humide et transparente, il n’y a pas de lividités.
3 / 4 heures après la mort, la peau parait froide, les lividités apparaissent et on peu observer une rigidité temporo-mandibulaire.
6 heures : Tâche noire de l’œil.
8 à 10 heures, les lividités se réunissent entre elles et disparaissent sous la pression. L'ensemble du corps est rigide. La cornée est glauque.
12 / 13 heures, les lividités sont totalement fixées.
48 heures : apparition de la tâche verte abdominale.
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