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L'ADN de Marie-Ange Laroche a été prélevé jeudi matin à la gendarmerie de Saint-Dié (Vosges), afin de le comparer aux traces retrouvées sur différents scellés dans le dossier de l'assassinat du petit Grégory.

«Marie-Ange Laroche est contente, elle voulait faire ce prélèvement, car elle veut savoir la vérité», a indiqué son avocat, Me Gérard Welzer, qui précise que sa cliente s'est rendue seule à la gendarmerie.

Selon le quotidien Vosges matin, deux soeurs de Marie-Ange Laroche ont subi un prélèvement similaire mercredi, à Saint-Dié.

Vingt-cinq ans après les faits, l'enquête a pû redémarrer grâce à la découverte de traces d'ADN identifiables sur une lettre du corbeau.

Le procureur général de la cour d'appel de Dijon, où le dossier a été rouvert en décembre 2008, avait indiqué le 2 décembre le début de la mission d'une cellule de douze gendarmes, principalement issus de la section de recherche (SR) de Dijon.

Selon le procureur, ils devaient d'abord «vérifier que les traces ADN récemment mises au jour sur plusieurs scellés ne correspondent pas à des contaminations accidentelles» imputables notamment à toutes les personnes (magistrats, greffiers, enquêteurs, médecins et autres) qui ont manipulé ces scellés au cours de la procédure.

Des traces exploitables d'ADN ont notamment été découvertes sur différents courriers du corbeau de juillet 1985 ainsi que sur les cordelettes qui ont servi à entraver l'enfant, retrouvé noyé dans la Vologne (Vosges) pieds et poings liés, le 16 octobre 1984.

Marie-Ange Laroche qui clame depuis le début de l'affaire et encore aujourd'hui dans un livre, l'innocence de son mari, Bernard Laroche, un temps soupçonné du crime, a même déclaré qu'elle ne s'opposerait pas l'exhumation du corps de ce dernier.

Placé en détention provisoire puis remis en liberté en février 1985, tout en restant inculpé d'assassinat, avait été tué par son cousin, le père du petit Grégory, le 29 mars 1985.

Incroyable concours de circonstances, au lieu de prendre place sur le banc des accusés pour répondre d'accusations graves, il aurait tout aussi bien pu s'asseoir près des magistrats, au milieu des jurés. En effet un homme jugé pour viols jeudi et vendredi devant la Cour d'assises des Deux-Sèvres à Parthenay avait été tiré au sort pour être juré lors de la même session d'assises.

L'homme, 66 ans, sans casier judiciaire, avait été tiré au sort il y a plusieurs mois dans sa commune pour être juré aux assises alors qu'il était convoqué devant cette juridiction et pour la même session, pour une affaire de moeurs.

Il ne s'était pas présenté

Convoqué le 30 novembre avec une trentaine d'autres jurés tirés au sort, pour la révision de la liste, il ne s'était pas présenté, pensant qu'il s'agissait d'une erreur de la justice. Il avait alors été condamné à 150 euros d'amende, à l'instar d'un autre juré, également absent ce 30 novembre.

Jeudi, la cour d'assises a levé la sanction financière.

L'accusé, divorcé, père de famille, est jugé «pour viols sur un garçon» entre 1994 et 1996. Les faits ont été révélés en 2006 par la victime et sont reconnus pour partie par l'accusé. «C'est une grosse bêtise et je regrette ce qui s'est passé», a-t-il déclaré à l'audience. Le verdict est attendu vendredi soir.

La mère des deux bébés, dont les cadavres ont été découverts l'un en 2007, l'autre vendredi dernier à Ecrouves (Meurthe-et-Moselle), a été mise en examen, dimanche à Nancy, pour «meurtres sur mineurs de moins de 15 ans». Elle a été placée en détention provisoire.

La jeune femme, âgée de 35 ans et prénommée Karine, a affirmé au cours de sa garde à vue que le bébé retrouvé vendredi en état de décomposition avancée, dans sa maison d'Ecrouves, était le jumeau du nourrisson trouvé mort en 2007 dans son congélateur, lorsque la famille habitait Foug (Meurthe-et-Moselle).

Elle les aurait conservés dans un congélateur avant d'en retirer un, «pour faire de la place» selon le commandant de groupement de gendarmerie de Meurthe-et-Moselle, Francis Paccagnini. Elle aurait gardé chez elle le bébé découvert vendredi, l'emportant à chaque déménagement, a indiqué l'officier.

Un paquet laissé dans la salle de bains
Vendredi matin, le compagnon de la mère, un électricien de 38 ans, avait découvert dans sa salle de bains un paquet, «dans lequel se trouvaient des restes humains de bébé», avait indiqué samedi le procureur Raymond Morey, lors d'un point de presse.

«Lorsqu'il a découvert les restes, il les a déposés devant la maison, puis a alerté un proche. Sa compagne est rentrée de son travail au même moment, a suggéré dans un premier temps que le cadavre soit enterré. Les proches ont refusé et ont appelé la police», a poursuivi le magistrat, lors de sa conférence de presse, samedi après-midi à Nancy.

En 2007, le couple avait été placé en garde à vue, mais l'affaire avait été classée sans suite. L'autopsie n'ayant pu déterminer les circonstances exactes de la mort de l'enfant. Une information judiciaire a été ouverte dimanche qui rouvre le dossier du premier enfant, et le joint à l'instruction.

Amanda Knox condamnée à 26 ans de prison pour le meurtre d'une étudiante britannique Reconnue coupable du meurtre d'une étudiante britannique, en 2007, à Pérouse (Italie), l'Américaine Amanda Knox a écopé d'une peine de 26 ans de prison. Son ex-compagnon Raffaele Sollecito a été condamné à 25 ans de prison.
L'étudiante américaine Amanda Knox et son ex-petit ami Raffaele Sollecito ont été condamnés à 26 et 25 ans de prison à Pérouse (centre) pour le meurtre sanglant en 2007 de la co-locataire de Knox, une Britannique de 21 ans, Meredith Kercher, a annoncé le tribunal.

Knox, 22 ans et Sollecito, 25 ans ont tous deux été reconnus coupables d'avoir soumis à des violences sexuelles et tué à coups de couteau la jeune Meredith, dans la nuit du 1er au 2 novembre 2007 dans cette ville médiévale, dont l'université accueille une forte proportion d'étudiants étrangers.

Le procès devant la cour d'assises de Pérouse a duré près d'un an et s'est réparti en 50 audiences. Le parquet avait requis la réclusion à perpétuité et des mesures d'isolement contre les deux ex-amants mais la cour n'a pas retenu les circonstances aggravantes avancées par l'accusation.

"Non...non", a murmuré Amanda, aggripée à son avocat, avant de fondre en larmes, à la lecture du long verdict par le président de la Cour, Luciano Ghirga.

Les six jurés et les deux juges ont délibéré pendant près de 12 heures avant d'annoncer le verdict.

La jeune fille originaire de Seattle, dont une partie de la famille se trouvait dans la salle pour le verdict, avait la veille imploré le jury de ne pas lui apposer "un masque de tueuse".

Après la sentence, sa mère, Edda Mellas était secouée par de gros sanglots pendant que la belle-mère d'Amanda, Cassandra Knox, tentait de la réconforter.

Raffaele, un étudiant en ingénierie, est resté impassible tandis que sa soeur lui criait au moment où il quittait la salle de tribunal: "courage courage Raffaele", avant de se mettre à pleurer.

La compagne du père du jeune homme a critiqué le jury: "ils n'ont pas fait leur devoir jusqu'au bout, Raffaele est innocent".

Meredith Kercher, dont la mère et une soeur se trouvaient aussi à Pérouse pour le verdict, avait été découverte à demi-nue et la gorge tranchée dans un appartement du centre historique de Pérouse. L'arme du crime, un couteau portant des traces d'ADN de Knox, avait été découvert au domicile de Sollecito.

Selon l'accusation, Amanda et Raffaele ont donné à Meredith un coup de couteau fatal pendant qu'un troisième accusé, un Ivoirien de 22 ans, Rudy Guede, lui tenait les bras parce qu'elle refusait de participer à des jeux sexuels alors qu'ils étaient tous sous l'emprise de la drogue et de l'alcool.

Présenté par la défense de Knox et Sollecito comme l'unique coupable, Guede, tout en plaidant son innocence, a choisi une procédure accélérée au terme de laquelle il a été condamné à 30 ans de prison dont il a fait appel.

Le 20 novembre, en prononçant son réquisitoire le procureur Giuliano Mignini avait accusé Amanda de s'être acharnée sur Meredith au cours d'une nuit d'orgie, de drogue et d'alcool, dans "un crescendo de violences".

Il avait dépeint la jeune Américaine comme le cerveau du meurtre parce que Meredith aurait critiqué son mode de vie déluré et un manque d'hygiène. Selon le procureur, le jeune étudiant en ingénierie Sollecito était "Amanda-dépendant".

Tous les accusés ont été condamnés à verser un million d'euros à chacun des parents de la victime et 800.000 euros à ses trois frères et soeurs.

L'affaire est à peine croyable. Mohamed Faleh, âgé de 65 ans et déjà condamné à deux reprises à la peine maximale, a été mis en examen lundi soir à Belfort pour le meurtre d'un patron de café, tué de plusieurs coups de hache à la tête en... novembre 1998, a-t-on appris de source judiciaire.
Le suspect, un ancien ouvrier des usines Peugeot que l'on surnomme déjà le «tueur à la hache», a été mis en examen pour «assassinat» par le jue d'instruction du tribunal de grande instance (TGI) de Belfort, a indiqué la même source.

La victime est le patron du café au-dessus duquel habitait M. Faleh. Deux autres juges d'instructions s'étaient déjà penchés sur l'implication de M. Faleh dans ce meurtre, sans toutefois décider sa mise en examen, a indiqué une source proche du dossier.

En mars 2003, la cour d'assises du Doubs avait condamné une première fois Mohamed Faleh à la prison à vie pour le meurtre d'un homme tué à la hache et découpé en morceaux, ainsi que pour une tentative d'assassinat avec le même type d'arme, en 1999 à Sochaux (Doubs). M. Faleh purge actuellement sa peine à la prison de Saint-Martin-de-Ré (Charente Maritime). Il avait reconnu la tentative de meurtre mais nié les meurtres pour lesquels il a été condamné. La peine avait été confirmée en appel, assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

M. Faleh avait été condamné une seconde fois, en novembre 2004, à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises du Doubs pour le meurtre d'une femme de 82 ans à Audincourt (Doubs). Il n'avait pas fait appel.

Une adolescente de 16 ans a été mise en examen jeudi pour "viol en réunion sur mineurs, actes de torture et barbarie et violences volontaires en réunion", a-t-on appris jeudi de source policière.

Jeudi dernier, cette jeune fille, accompagnée de deux copines, avait entraîné une autre adolescente de 17 ans dans un appartement de Villeurbanne (Rhône), où vit un homme de 37 ans sous curatelle.

Après avoir bu du whisky, elle a imposé pendant plusieurs heures divers sévices et rapports sexuels à l'adolescente, l'a violée avec divers objets comme par exemple un couteau, dans un climat de menaces, de coups et d'injures.

Cette soirée d'horreur aurait pu durer encore, mais la victime a réussit à s'enfuir et à prévenir la police.

L'adolescente mise en examen a reconnu les faits, et d'après les enquêteurs, n'en était peut-être pas à son coup d'essai.

Un article de l'associated Press, publié sur Yahoo.com, le 26/11/09

Cinq ans après les assassinats de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, dont les corps avaient été retrouvés le 9 décembre 2004 dans le jardin de Jean-Pierre Treiber, l'enquête pourrait rebondir.

Le président de la cour d'assises de l'Yonne, qui doit juger Jean-Pierre Treiber pour l'assassinat de Géraldine Giraud et Katia Lherbier en avril prochain, aurait ordonné un complèment d'enquête, selon Le Parisien.

De nouvelles investigations devraient donc être menées pour vérifier si Jean-Pierre Treiber, unique suspect dans cette affaire, aurait pu bénéficier de complicités.

Le témoignage d'un ancien codétenu de Jean-Pierre Treiber aurait poussé le président de la cour d'assises de l'Yonne à relancer l'enquête, selon Le Parisien.

Quel témoignage? Un témoignage paru dans L'Yonne Républicaine le 15 septembre dernier, où cet ancien codétenu de Treiber assure que ce dernier lui avait confié "connaître Marie-Christine Van Kempen", la tante de Géraldine Giraud.

Or Jean-Pierre Treiber et Marie-Christine Van Kempen ont toujours affirmé au cours de l'enquête ne s'être jamais rencontrés, rappelle Le Parisien.

Pendant une période, Marie-Christine Van Kempen a été soupçonnée par les enquêteurs "d'avoir commandité les assassinats", souligne Le Parisien, qui rappelle qu'"elle avait finalement bénéficié d'un non-lieu en 2008".

La police voudrait également tenter de recueillir des éléments de l'enquête sur la cavale de deux mois et demi de Jean-Pierre Treiber, arrêté le 20 novembre dernier.

"Certains renseignements pourraient, en effet, compléter le scénario du double assassinat", explique Le Parisien.

Un article du Post, publié sur Yahoo.fr, le 29/11/09


L'Église catholique d'Irlande a couvert les abus sexuels commis par des prêtres de la région de Dublin sur des centaines enfants pendant plusieurs décennies, accuse un rapport d'enquête officiel publié jeudi. Le document de plus de 700 pages porte sur l'attitude de la hiérarchie catholique dans l'archevêché de Dublin entre les années 1975 à 2004. Il accuse notamment quatre archevêques de n'avoir "pas signalé à la Gardai (police) qu'ils étaient au courant d'abus sexuels sur des enfants" commis à partir des années 60.

"La préoccupation de l'archevêché de Dublin dans la gestion des cas d'abus sexuels sur des enfants, au moins jusqu'au milieu des années 1990, a été de garder le secret, d'éviter le scandale, de protéger la réputation de l'Eglise et de préserver ses biens", poursuit le document. "La commission n'a pas de doutes que les abus sur des enfants par le clergé ont été dissimulés par l'archevêché de Dublin et les autres autorités ecclésiastiques pendant l'essentiel de la période", souligne le rapport. "Les autorités de l'Etat ont facilité cette dissimulation en n'assumant pas leurs responsabilités" et "le bien-être des enfants, qui aurait dû être la première priorité, n'était même pas un facteur pris en considération au début", accuse le rapport. La commission a mis au jour notamment "le cas d'un prêtre qui a avoué avoir abusé sexuellement de plus de 100 enfants" et d'un autre qui a reconnu avoir abusé des enfants en moyenne "une fois toutes les deux semaines pendant son ministère qui a duré plus de 25 ans".

Lors d'une conférence de presse, le ministre irlandais de la Justice Dermot Ahern a exprimé son sentiment de "répugnance et de colère" à la lecture de ce rapport très attendu. Ahern a estimé que le rapport était un "catalogue d'actes maléfiques commis au nom de ce qui était considéré comme le bien général". Il a souligné "l'ironie cruelle d'une église qui, motivée en partie par le désir d'éviter le scandale, en a en fait créé un autre, d'une ampleur incroyable". Les conclusions de cette enquête arrivent six mois seulement après un autre rapport qui avait horrifié l'Irlande en mai en révélant des décennies d'abus sexuels, parfois "endémiques", à partir des années 1930 dans les institutions pour enfants dirigées par l'Église catholique.


Seine-et-Marne: un violeur de sept fillettes condamné à 14 ans de prison

Un homme de 39 ans a été condamné jeudi à 14 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Seine-et-Marne pour avoir violé entre 1988 et 1995 sept fillettes de son entourage à Avon (Seine-et-Marne).

Le président de la cour d'assises, Hervé Stephan, a condamné Christophe Besnault à 14 ans de réclusion criminelle et à un suivi socio-judiciaire de 10 ans.

L'avocat général, Marc Mulet, avait requis 20 ans de réclusion criminelle, la peine maximale à l'encontre de M. Besnault.

Sa concubine, Laurence Pasquet, 36 ans, a elle été condamné à cinq ans de prison dont quatre avec sursis. Trois ans de prison avait été requis à son encontre.

Les faits qui sont reprochés à Christophe Besnault ont tous été commis dans le sud du département de la Seine-et-Marne, à Avon, entre 1988 et 1995, sur des fillettes de son entourage, nièces ou cousines pour certaines, âgées à l'époque entre six et 12 ans. Ils leur demandaient qu'elles gardent le silence, parfois à l'aide de cadeaux.

Mme Pasquet a été condamné pour non-dénonciation d?agressions sexuelles, non-empêchement d?un délit contre l?intégrité corporelle, corruption de mineure.

L'affaire a été révélée en août 2007, après que la mère de Laurence Pasquet la pousse à révéler les faits d?agressions sexuelles, voire de viols commis par son concubin, Christophe Besnault, sur sa fille.

Lors de l'audience, Christophe Besnault a reconnu les faits.
Egalement interrogée par le président, Laurence Pasquet a "reconnu tous les faits" qui lui sont reprochés.

Durant son audition, Christophe Besnault a expliqué son "attirance pour les fillettes" et parallèlement "sa peur d?aborder les femmes".

A la sortie de l'audience, Me Audrey Cazenave, avocate de quatre des sept victimes a rappelé que "les premières victimes ont souffert pendant 20 ans".


Mardi, les députés examineront un nouveau texte complétant la loi sur la «rétention de sûreté».

L'étau se resserre autour des grands criminels. La loi sur la «rétention de sûreté» créant un hôpital-prison, pour les profils jugés toujours dangereux une fois leur peine purgée, va être complétée par un nouveau texte que les députés examineront mardi. Le projet étend les mesures de sûreté que la justice pourra imposer à la sortie de prison. À la suite d'une nouvelle série de faits divers dont le viol et le meurtre de Marie-Christine Hodeau à Milly-la-Forêt, la commission des lois, poussée par la rapporteur UMP Jean-Paul Garraud, a en effet sérieusement remanié le texte inspiré des propositions du premier président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda.

Pour lutter contre la récidive, l'idée est de continuer à suivre les criminels les plus dangereux à leur sortie de prison. La castration chimique pourra être quasiment imposée aux auteurs d'infractions sexuelles : lorsque le médecin a prescrit un traitement hormonal, la personne qui, une fois sortie de prison, refuserait de s'y soumettre - ou l'interromprait - peut être à nouveau incarcérée. Le médecin traitant sera également tenu de signaler au juge (soit directement, soit par l'intermédiaire d'un médecin coordinateur) toute interruption de traitement - une mesure à laquelle beaucoup de professionnels de santé sont hostiles, au nom du secret professionnel.

Le texte étend le nombre de personnes qui pourront faire l'objet d'une mesure de sûreté une fois libérées : une surveillance judiciaire pourra être imposée à toutes les personnes condamnées originellement à sept ans de prison (au lieu de dix ans aujourd'hui), libérées avant la fin de la peine. Dans ce cadre, les anciens détenus continuent d'être sous l'œil de la justice : ils peuvent être obligés de porter un bracelet électronique mobile, de suivre un traitement médical, de répondre à certaines exigences fixées par le magistrat.

Création d'un nouveau fichier

La surveillance de sûreté - un mécanisme comparable - pourra, elle, être imposée à tous les condamnés à dix ans de prison, contre quinze aujourd'hui.

Dans le même esprit, la commission a voulu améliorer le fonctionnement du fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes, en imposant aux personnes qui y figurent de justifier de leur adresse tous les six mois (au lieu d'une fois par an actuellement). Un nouveau fichier est également créé : le «répertoire des données à caractère personnel collectées dans le cadre des procédures judiciaires». Il centralisera l'ensemble des expertises psychiatriques, psychologiques ou examen de personnalité effectuées depuis le début d'une procédure.


Vincent Lamanda a remis, le 4 juin, le rapport sur la rétention de sûreté, demandé par le président de la République.


Promulguée le 25 février 2008, la loi relative à "la rétention de sûreté et à la déclaration d’irresponsabilité pénale pour trouble mental" prévoit l’incarcération dans des centres de rétention de criminels dangereux à l’expiration de leur peine. Le Conseil constitutionnel avait rejeté une disposition de la loi relative à la rétroactivité, estimant que la disposition "ne saurait être appliquée à des personnes condamnées avant la publication de la loi" ou "pour des faits commis antérieurement."


Le chef de l’État avait demandé à Vincent Lamanda d'examiner la "situation née de la décision du Conseil constitutionnel" et de faire "toutes les propositions utiles d'adaptation de notre droit pour que les condamnés, exécutant actuellement leur peine et présentant les risques les plus grands de récidive, puissent se voir appliquer un dispositif tendant à l'amoindrissement de ces risques".


Intitulé "Amoindrir les risques de récidive criminelle des condamnés dangereux", le rapport remis à Nicolas Sarkozy comporte vingt-trois propositions pour lutter contre la récidive.
Il préconise notamment le renforcement des mesures de surveillance de sûreté pour les sortants de prison ayant démontré leur dangerosité mais auxquels la loi relative à la rétention de sûreté ne peut s'appliquer. Ces propositions visent à diversifier les moyens de surveillance des détenus remis en liberté en complément du bracelet électronique.


Le rapport propose en outre de mieux encadrer la libération conditionnelle : en cas de violation de ses obligations de surveillance judiciaire, le criminel pourrait retourner en prison et se voir appliquer, lorsqu'il sortirait à nouveau, la "surveillance de sûreté".


Il souligne que la France doit s'engager dans la recherche de l'enseignement de la criminologie de façon à améliorer l'appréciation des risques de récidive des criminels dangereux. Il rappelle également la nécessité de développer, pendant le temps de la peine, une évaluation de la personnalité des condamnés.


Le président de la République, qui a assuré que la justice disposera des moyens nécessaires à la mise en œuvre des propositions du rapport, a souhaité que celles-ci fassent rapidement l'objet d'un projet de loi.


Une goutte de sang, un cheveu, un profil génétique, une empreinte digitale… Les petits détails font toute la différence lorsque les spécialistes passent au peigne fin les scènes de crime, bloquant parfois une rue ou l’accès à un immeuble. C’est ce qui permet de coffrer des criminels comme celui qui aurait assassiné Natasha Cournoyer.

Depuis une quinzaine d’années, les sciences judiciaires ont pris une grande importance dans les enquêtes policières. À Montréal, pas moins d’une trentaine de techniciens du service de l’identité judiciaire sillonnent la ville à l’affût d’indices qui ­feront la différence.

« Quand on arrive sur une scène, on veut en savoir le moins possible, il faut éviter d’être contaminé », explique l’agent Jean-Paul Meunier.

Selon lui, l’enquêteur ou les patrouilleurs doivent lui en dire le moins possible, afin qu’il puisse analyser une scène de crime avec un esprit le plus pur possible. Une scène de crime, ça parle, pour quelqu’un qui sait bien l’observer.

Un survol vidéo de la scène est d’abord fait, puis on immortalise en photos la scène et tous les objets jugés pertinents, avant que quoi que ce soit ne soit déplacé.

Précision et minutie

Vient ensuite l’étape des prélèvements d’empreintes digitales ou de substances biologiques (cheveux, sang, salive, sperme). Tout doit être fait de façon très minutieuse, afin de ne pas effacer une empreinte ou souiller un échantillon d’ADN. Une paire de gants pour chacun des prélèvements.

Chaque prélèvement d’ADN sera envoyé pour analyse, afin de comparer le profil ­génétique qu’on en tirera avec la Banque canadienne de données génétiques, afin de voir si un lien sera fait avec le profil d’un des 176 628 criminels jusqu’ici fichés.

Puis, toutes les empreintes digitales prélevées seront comparées avec celles contenues dans le système informatique Cogen, de la police, afin de trouver une correspondance avec un criminel condamné. Tous les petits détails seront scrutés.

C’est ainsi que Jean-Paul Meunier a démasqué le tueur en série William Fyfe, en 1999.

Des informations gardées secrètes

Pas toujours facile de se retrouver au beau milieu de scènes d’une extrême violence, maculées de sang, pendant de longues heures.

« Pendant que tu mets tes techniques en place, on a tellement de choses à penser qu’on n’est pas trop affecté, dit M. Meunier. Tu dois faire abstraction de tes sentiments, il faut pas que ça t’affecte. Mais le plus dur à gérer, c’est le retour à la réalité. Tu dois évacuer. »

Les policiers ont aujourd’hui des services d’aide leur permettant de ventiler, au besoin.

En plus de devoir être patient et structuré, il doit être très discret. L’enquêteur a accès à des informations de première main, que seuls lui et le meurtrier connaissent.
« Même entre policiers, on ne parle pas de ces informations », dit M. Meunier.


La police fouillait mercredi la ferme familiale à la recherche de corps qui pourraient y être enterrés.

Un Américain et ses quatre fils ont été inculpés dans le Missouri (centre) pour les viols répétés de leurs six petits-enfants, enfants, neveux ou nièces.

Les autorités ont refusé d'indiquer si les corps qu'elles recherchent sont ceux d'adultes ou d'enfants. Le shérif local Kerrick Alumbaugh s'est borné à affirmer au cours d'une conférence de presse qu'il y avait «des indications sur la présence d'un ou plusieurs corps à différents endroits».

Les autorités tentaient également de localiser des bocaux en verre remplis de notes écrites par les enfants décrivant les violences sexuelles dont ils ont été victimes.

«Quand les victimes étaient plus jeunes, elles écrivaient ce qui leur arrivait et le mettait dans ces bocaux avant de les enterrer dans la propriété dans l'espoir d'oublier», a indiqué Bill Lowe, porte-parole de la police du Missouri.

Cérémonies de mariage

Le calvaire subi par les enfants a été mis au jour en août, quand une jeune femme de 26 ans est allée voir la police pour faire part de souvenirs enfouis de violences sexuelles commises par son père, ses oncles et son grand-père. Ses quatre soeurs et son frère coopèrent depuis avec la police et d'autres inculpations devraient suivre, a indiqué Bill Lowe.

La jeune femme a décrit neuf épisodes de violences sexuelles qui selon son souvenir ont débuté quand elle avait cinq ans et se sont achevées quand elle est tombée enceinte et a dû subir un avortement à l'âge de 11 ans.

Ces violences s'accompagnaient de cérémonies élaborées de «mariage» au cours desquelles les fillettes devaient cueillir des fleurs pour agrémenter leur coiffure et porter des robes spéciales.
Après l'une de ces cérémonies, la jeune femme a rapporté avoir été «mariée» à l'un de ses oncles et avoir été conduite jusqu'à un poulailler. Elle se souvient que son grand-père a alors placé une couverture sur la porte-vitrée et dit : «Amusez-vous bien», indique l'acte d'accusation.
Elle a aussi été obligée d'avoir des rapports sexuels avec un chien et de regarder son frère se faire violer, selon les documents judiciaires.

D'autres victimes

Le porte-parole de la police Bill Lowe a refusé de préciser si d'autres membres de la famille étaient au courant de ces violences ou présents lorsqu'elles ont eu lieu. «Je ne sais pas quel était leur rôle», a-t-il dit à l'AFP. «Cela entre dans le cadre de l'enquête en cours».

Les violences ont eu lieu entre 1988 et 1995 dans la ferme située à Bates City, Missouri. La grand-mère de la famille est morte en décembre 1991, a rapporté le journal «Kansas City star», citant sa notice nécrologique.

Le shérif Alumbaugh s'est dit convaincu qu'il y avait «d'autres victimes», affirmant que «les pédophiles ne s'arrêtent pas après un seul cas; ils continuent».

Les cinq hommes ont été formellement inculpés mardi de plusieurs chefs d'accusation de violences envers enfants et restaient emprisonnés mercredi, après que le juge a fixé des cautions entre 30'000 et 75'000 dollars.


Jean-Pierre Treiber se cachait au numéro 30 de la rue Dajot, un immeuble moderne de sept étages situé dans le centre-ville de Melun, à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau de la prison et du palais de justice, un comble !

Il vivait dans l’appartement 61, au cinquième étage du Lamartine, à la façade blanche et aux volets coulissants en PVC à chaque fenêtre. A l’approche de Noël, de petits sapins en pot avaient été installés devant l’entrée dallée de carrelages et aux murs de couleur crème.

A 18 heures, la plupart des résidants sont encore à leurs fenêtres, observant les cars de retransmission des télés, la nuée de journalistes et de badauds. Au cinquième étage, où le fugitif a été arrêté par le Raid deux heures auparavant, vivaient apparemment dix autres familles, calfeutrées derrière leurs portes vert anis. De celle de l’appartement 61, il ne reste que les serrures explosées et, autour, des traces de brûlures. Curieusement, le logement n’a pas été placé sous scellés.

Un article de Bastien Bonnefous et propos recueillis par Ghislaine Bertin-Denis, Laura Jaumouillé, Alexandra Gonzalez et Guillaume Rameaux, publié sur France Soir.fr, le 21/11/09


Didier Boulanger a été sauvagement tué le 5 novembre dernier à Cambrai (Nord). Une heure plus tôt, un voisin, intrigué par des cris, avait appelé la police. Personne n’est arrivé.
Didier Boulanger aurait-il pu être sauvé ? Cet homme de 53 ans a été sauvagement tué le 5 novembre dernier, rue des Anglaises, à Cambrai (Nord). Pourtant, un voisin avait alerté la police, une heure avant la mort du quinquagénaire, estimée vers 22 h 30 par le parquet de Douai. « J’ai entendu des coups dans les murs et le chien aboyer, explique Yannick dans La Voix du Nord.

J’ai composé le 17 : on m’a dit que l’on envoyait une patrouille. » Dans l’appartement d’à côté, la beuverie a tourné au cauchemar pour Didier, un Rmiste travaillant dans une association d’insertion.

Son corps a été retrouvé éventré, égorgé, les yeux et le sexe arrachés. L’autopsie permettra d’écarter la thèse des blessures causées par le chien du couple, un rottweiler. Mais elle montrera que Didier était encore en vie lorsque les mutilations ont été commises. Encore en vie mais certainement inconscient, tant les sévices infligés a malheureux sont cruels.

Un article de Gabriel Thierry, publié sur France Soir le 23/11/09

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Le parquet de Pérouse, dans le centre de l’Italie, a requis ce week-end la perpétuité contre l’étudiante américaine Amanda Knox et son ex-petit ami italien, Raffaele Sollecito, pour le meurtre sanglant d’une étudiante britannique, Meredith Kercher, en novembre 2007.

Une dernière fois, Amanda Knox s’est levée. En silence, elle a fixé les jurés, un par un, puis, d’une voix balbutiante, a tenté de les convaincre : « Tout ce qui a été dit est faux. Meredith était mon amie. Ce n’est pas vrai que je la détestais. C’est absurde de dire que je voulais me venger d’une personne qui avait été gentille avec moi. »

Un peu plus tôt, la jeune femme était apparue bouleversée par le réquisitoire du procureur Giuliano Mignini. Durant deux heures, la magistrat l’a accusée de s’être acharnée sur Meredith Kercher, sa colocataire, « au cours d’une nuit d’orgie, de drogue et d’alcool ».

Les faits remontent à la nuit du 1er au 2 novembre 2007. Vers 4 heures du matin, Mérédith a été retrouvée la gorge tranchée dans la chambre qu’elle louait depuis peu au numéro 7 de la via Pergola, dans le centre de Pérouse. Knox était sa colocataire. Pour le reste, on ne peut pas imaginer plus différentes que Meredith et Amanda.

Un article de Guilhem Battut, publié sur France Soir.fr, le 23/11/09


Jean-Pierre Treiber, arrêté vendredi par le RAID à Melun (Seine-et-Marne) a brièvement été entendu mercredi par le juge d'instruction d'Auxerre (Yonne) qui enquête sur son évasion.

L'assassin présumé de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, selon nos informations, a refusé de s'exprimer sans la présence de son avocat. Il a désigné dans ce dossier Me Eric Dupont-Moretti, son défenseur dans la procédure criminelle.

Jean-Pierre Treiber a été mis en examen dans la nuit de vendredi à samedi dernier pour évasion et écroué à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). Il s'était évadé le 8 septembre de la prison d'Auxerre.

Un article de Pierre-Antoine Souchard, publié sur France Soir.fr, le 25/11/09


La tête d'un chef d'établissement philippin enlevé par le groupe islamiste Abou Sayyaf a été retrouvée lundi dans une station essence du sud de l'archipel, a annoncé la police.Gabriel Canizares, 36 ans, avait été kidnappé à bord d'un bus le 18 octobre près de la localité de Patikul, sur l'île de Jolo, où le groupe islamiste avait exigé 2 millions de pesos (42.373 USD) pour sa libération. Les proches de l'enseignant avaient refusé de s'acquitter de la rançon. Le reste du corps n'a pas été retrouvé, a indiqué le chef de la police locale Usman Pingay."Nous leur ferons payer l'énormité de cet acte sauvage", a indiqué dans un communiqué la porte-parole de la présidente Gloria Arroyo. Le groupe Abou Sayyaf s'est spécialisé dans les enlèvements d'étrangers et de chrétiens avec demande de rançon. Les autorités l'accusent également de liens avec les organisations islamistes Al-Qaïda et la Jamaah Islamiyah, JI, accusée d'avoir fomenté l'attentat qui avait fait 202 morts sur l'île indonésienne de Bali en 2002.

Un article de Belga/CB, publié sur 7sur7.be, le 09/11/09


Jorge Steven López Mercado, un jeune gay de 19 ans, a été décapité, démembré et partiellement brûlé.

Suite à la vague d'émotion dans la communauté LGBT et en raison des protestations adressées au gouverneur de Porto Rico, celui-ci a accepté d'enquêter sur ce meurtre comme d'un «crime de haine» homophobe.

À Porto Rico, la mort de Jorge Steven López Mercado est considérée comme «l'un des crimes les plus atroces qui ont eu lieu» dans cette île-État associé aux États-Unis. Il faut dire que cet assassinat est particulièrement sordide: le 14 novembre, on a retrouvé le corps de ce jeune homme de 19 ans ouvertement gay, sur une route à quelques kilomètres de la ville de Caguas où il habitait. Il avait été partiellement brûlé, décapité et amputé des deux bras et des deux jambes.

Un crime homophobe atroce, mais qui pourrait ne pas être classifié comme tel, puisque c'est la première fois que la question d'une telle classification se pose à Porto Rico. La loi «Matthew Shepard» sur les crimes de haine, votée par le Congrès des États-Unis et signée par Obama le 28 octobre, ne peut être appliquée immédiatement sur l'île, en raison de son statut particulier.

Son assassin arrêté
Et, pour ajouter au drame, la déclaration publique faite par un policier –«Les gens qui mènent ce style de vie (les homosexuels) doivent être conscients que ces choses arrivent.»– a révolté la communauté LGBT américaine qui refuse d'imaginer que la victime pourrait être considérée comme responsable de son assassinat…

L'assassin a été arrêté quelques jours plus tard et emprisonné dans la ville de San Juan. Il s'agit de Juan Martinez Matos, 25 ans (photo). Il a avoué le meurtre, et il explique avoir été pris de «panique» en découvrant que la victime, qui portait des vêtements féminins, était un homme. La police a retrouvé une perruque sur les lieux de l'assassinat.

Émotion immenseLa mort de Jorge Steven López Mercado a profondément ému Porto Rico et le monde nord-américain. Plusieurs veillées et manifestations ont eu lieu dans sa ville natale ainsi qu'à New York, Atlanta, Chicago, Los Angeles et San Francisco. Plusieurs vidéos ont été postées sur internet en son hommage.


Devant la cour d'assises de Maine-et-Loire, Dominique Guillouche, 40 ans, et son épouse Alfréda Deneux, 34 ans, comparaissent pour rapts et viols d'enfants. Les jurés ont pris connaissance des faits, abasourdis.

Questionné par un journaliste à son arrivée au palais de justice d'Angers, le principal accusé, Dominique Guillouche, n'hésite pas : « Je regrette tellement que je souhaiterais la peine de mort ! »Plus tard, la lecture à peine commencée de l'ordonnance de renvoi devant la cour d'assises, tous les visages autour de lui se ferment.

Durant plus de deux heures, les neuf jurés- trois femmes et six hommes -découvrent les faits proprement dits, ceux retranscrits par deux juges d'instruction angevins.Selon ses propres aveux, le fantasme de Dominique Guillouche était de « faire l'amour avec une petite fille qu'il pourrait garder à sa disposition, la mettre enceinte et même se marier avec. »Une poupée BarbieLa salle retient son souffle. Dans le box, l'accusé prend sa tête dans ses mains. Il se replie sur lui-même.

À ses côtés, sa compagne, Alfréda Deneux, fond en larmes. À la demande de la présidente, elle est incapable de donner sa date et lieu de naissance. « Je ne m'en souviens plus ! » Toute menue, en survêtement, elle semble perdue, presque apeurée.À mi-lecture, après les viols et agressions sexuelles sur treize victimes âgées de 3 à 10 ans à l'époque, de 1996 à 2005, la greffière évoque l'enlèvement d'Aurélia, 6 ans, le dimanche 20 novembre 2005, à Jallais, dans le Maine-et-Loire. Dominique Guillouche revient chez lui avec la petite, il s'adresse alors à Alfréda Deneux : « Chérie, j'ai fait une connerie ! » Plusieurs jurés prennent des notes.

L'enfant sera violée et séquestrée durant deux jours. En guise de consolation, Alfréda Deneux lui offrira une poupée Barbie. À l'issue de cette première journée de procès, qui se déroule à huis clos partiel, les parents d'Aurélia se livrent devant les caméras : « Jamais nous ne leur pardonnerons ! »Si le planning est respecté, les peines seront prononcées, publiquement, le 16 décembre.