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Selon l'article d'André McKibben "La Classification des Agresseurs Sexuels"

INTRODUCTION


Dans son article sur la classification des agresseurs sexuels McKibben nous fait prendre conscience des difficultés de répondre réellement aux besoins des agresseurs sexuels, entre autre à cause de la pluralité des intervenants multidisciplinaires : la prise en charge et le traitement apparaissent discontinus et incohérents (problème de subjectivité, de formation, ou de préoccupation de l’intervenant).


Face à ce constat, il s’interroge sur l’importance et la pertinence d’établir et d’utiliser des modèles de classification structurés méthodologiquement, afin que les intervenants soient plus a même d’aider cette population particulière, vers une réhabilitation efficiente.


A cette fin, l’auteur recense différents modèles de classification afin de faire état des conclusions des recherches en la matière.


Selon l’auteur…


… les modèles de classifications basés sur des critères observables sont incontournables afin de pallier aux difficultés dans la prise en charge et le traitement des délinquants sexuels. En effet, ils permettent de maîtriser davantage l’étiologie et la dynamique de ces délinquants, et ainsi, l’efficacité de l’intervention. Cependant, il préconise de ne pas perdre de vue que les modèles de classifications ne sont jamais définitifs, tant ils sont basés sur des connaissances en constantes évolutions. Enfin, sans nier les nombreuses contributions qu’apportent ces classifications, l’auteur remarque que l’élaboration de telles typologies engendre très souvent des problèmes méthodologiques. Par exemple, l’auteur relève une fréquente absence de critères diagnostiques opérationnels (problème de subjectivité) ; une absence de vérification de la fiabilité interjuges – qui ne permet pas d’assurer la concordance entre les jugements ; des problèmes d’étanchéité des sous titres (qui ne permettent pas le recoupement entre les catégories), ainsi que des problèmes d’exhaustivité.


Ainsi, McKibben analyse les différents modèles de classification des agresseurs sexuels, qu’il distingue selon l’âge des victimes : typologie de violeurs et typologies de pédophiles.


Modèles de classification des violeurs


Remarquant les similarités de certains sous types de catégories, notamment quant à la motivation et l’affect, McKibben établit une synthèse des typologies de violeurs à partir de 4 thèmes récurrents (la recherche de pouvoir, la rage, le sadisme et le comportement antisocial). Il fait également état des catégories qui ne font donc pas consensus parmi les chercheurs, en raison de leur manque de représentativité parmi l’ensemble des délinquants sexuels, ce qui empêche une caractérisation efficace.


Afin d’expliciter les différentes caractéristiques des 4 grands types de violeur, l’auteur prend tout d’abord appui sur la classification de Groth, car elle apparaît comme la plus familière aux intervenants. Il ressort que le violeur animé par la recherche du pouvoir affirme sa supériorité et sa virilité, par la soumission de sa victime dont il attend une admiration, voire une quasi-gratitude. Le violeur animé par la rage commet son crime dans le but de dégrader et d’humilier la victime. Le violeur sadique, quant à lui, érotise l’agression et trouve sa gratification sexuelle dans les mauvais traitements infligés à la victime. McKibben constate que le violeur antisocial est totalement absent de la typologie de Groth. Il est pourtant décrit par tous les autres auteurs (Guttmacher, Cohen, Rada…), comme un individu dont le crime est davantage le résultat d’une problématique anti sociale que sexuelle.


L’auteur remarque ainsi certaines similitudes, entre les types de violeurs décrits dans la typologie de Groth, et celle d’autres auteurs, comme Guttmacher, Cohen…. Par exemple, le violeur animé par la rage de Groth, s’apparente, au violeur « assaultive » de Gebhard ou au « displaced agression typerapist » de Cohen.


Même si leur pertinence reste d’actualité, ces modèles de classifications ont évolué ces dernières années, principalement grâce au travail du Massachussetts Treatment Center for Sexual Offenders. Leur nouvelle classification, plus structurée sur le plan méthodologique grâce à des critères bien définis, apparaît comme plus fiable car elle permet également de pallier à divers problèmes vus précédemment. Ainsi, la typologie de Knight et Prentky (1990) est basée sur une classification des violeurs en fonction de leur motivation primaire et de l’affect prédominant au moment du délit (opportunisme, rage indifférenciée, motivation sexuelle et motivation vindicative). Les sous types sont ainsi basés sur des critères bien définis et modulés en fonction de l’incidence des facteurs « secondaires » (comme les problèmes de consommation, les troubles mentaux…).


McKibben va également s’intéresser à une autre catégorie d’agresseur sexuel : le pédophile.


Modèles de classification des pédophiles


Contrairement aux classifications de violeurs, n’y a pas de consensus entre les auteurs, quant aux critères utilisés pour établir celle des pédophiles : caractéristiques de l’agresseur pour les uns (âge, personnalité, état mental…) ; caractéristiques de la victime et niveau de violence pour les autres.


McKibben débute également son analyse par le modèle de Groth, qui établit sa classification des pédophiles en fonction du niveau de violence utilisée par l’agresseur. Ainsi, il différencie l’attentat à la pudeur du viol. Tandis que le premier suppose la séduction ou la persuasion, et la manipulation d’un enfant investi positivement, dont l’agresseur recherche une réciprocité de la relation ; le second suppose l’utilisation par l’agresseur, de la menace ou la force physique, a des fins de domination ou de soumission d’un enfant investit négativement, ou par hostilité). L’attentat à la pudeur est lui-même divisé selon les concepts de fixation (persistance des contacts) et de régression (tardiveté de l’attrait pour les contacts avec des enfants et présence de désinhibiteurs et d’élément(s) déclencheur(s)). Le viol, lui, est divisé selon 3 dynamiques : colère (vengeance par l’humiliation), puissance (pouvoir et supériorité par le contrôle) et sadisme (satisfaction sexuelle par érotisation de l’agression).


Cette théorie demeure pertinente malgré une absence de critère véritablement précis. Une théorie plus moderne a cependant tenté de pallier à cette difficulté : le modèle de classification des pédophiles de Knight, Carter et Prentky. L’apport principal de ce modèle par rapport aux autres est qu’il éradique les problèmes liés à l’interprétation des critères classificateurs. En effet, ce modèle a été établi sur la base d’un échantillon très précis d’individus, dont les délinquants et les victimes, ainsi que le délit en lui-même était nettement caractérisé (en l’espèce, uniquement les agressions sexuelles avec contact physiques et non incestueuses, commises par des majeurs de 14 ans, sur des victimes mineurs de 16 ans avec lesquelles ils avaient au moins 5 ans d’écart).
Ce modèle est basé sur 2 axes : le degré de fixation et la quantité de contact. Le degré de fixation est la force et la persistance de l’intérêt sexuel pour l’enfant. Elle se détermine entre autre selon le nombre de contacts sexuels avec des enfants sur 6 mois minimum, ou sur la continuité des relations avec des enfants (contacts sexuels et non sexuels). Le degré de fixation dépend également du niveau de compétence sociale (stabilité professionnelle, intime, amicale ; dans l’engagement parental ou engagement social) ; L’axe II, « quantité de contact », aborde la question de la fréquence des contacts sexuels avec des enfants.


Cela permet de différencier les pédophiles pour qui le contact sexuel apparaît a la suite d’un surinvestissement de l’enfant, ou qui ont eu au moins 3 contacts sexuels avec le même enfant (grande fréquence de contact) de ceux pour qui le contact avec des mineurs n’est pas sur une habitude de vie, et n’apparait que ponctuellement (faible fréquence de contact).


Il s’en suit une recherche de la motivation (interpersonnelle vs narcissique), chez les sujets ayant une grande fréquence de contact, tandis que c’est le niveau de violence (déterminé par la présence de blessures) qui sera analysé chez les sujets ayant une fréquence faible quantité de contact. Finalement, la violence réduite ou élevée est analysée sous le prisme du sadisme.


L’auteur conclut en affirmant que les nouveaux modèles basés sur une base statistique et non empirique, ainsi que sur une approche multifactorielle, confèrent une plus grande validité aux types proposés. D’autre part, l’exposition médiatique ainsi que les révélations des auteurs d’agressions sexuelles, offrent une plus grande finesse des modèles. Ceux-ci permettent alors une avancée majeure dans l éducation du personnel, et le traitement des agresseurs.

Une adolescente de 16 ans a été mise en examen jeudi pour "viol en réunion sur mineurs, actes de torture et barbarie et violences volontaires en réunion", a-t-on appris jeudi de source policière.

Jeudi dernier, cette jeune fille, accompagnée de deux copines, avait entraîné une autre adolescente de 17 ans dans un appartement de Villeurbanne (Rhône), où vit un homme de 37 ans sous curatelle.

Après avoir bu du whisky, elle a imposé pendant plusieurs heures divers sévices et rapports sexuels à l'adolescente, l'a violée avec divers objets comme par exemple un couteau, dans un climat de menaces, de coups et d'injures.

Cette soirée d'horreur aurait pu durer encore, mais la victime a réussit à s'enfuir et à prévenir la police.

L'adolescente mise en examen a reconnu les faits, et d'après les enquêteurs, n'en était peut-être pas à son coup d'essai.

Un article de l'associated Press, publié sur Yahoo.com, le 26/11/09


La police fouillait mercredi la ferme familiale à la recherche de corps qui pourraient y être enterrés.

Un Américain et ses quatre fils ont été inculpés dans le Missouri (centre) pour les viols répétés de leurs six petits-enfants, enfants, neveux ou nièces.

Les autorités ont refusé d'indiquer si les corps qu'elles recherchent sont ceux d'adultes ou d'enfants. Le shérif local Kerrick Alumbaugh s'est borné à affirmer au cours d'une conférence de presse qu'il y avait «des indications sur la présence d'un ou plusieurs corps à différents endroits».

Les autorités tentaient également de localiser des bocaux en verre remplis de notes écrites par les enfants décrivant les violences sexuelles dont ils ont été victimes.

«Quand les victimes étaient plus jeunes, elles écrivaient ce qui leur arrivait et le mettait dans ces bocaux avant de les enterrer dans la propriété dans l'espoir d'oublier», a indiqué Bill Lowe, porte-parole de la police du Missouri.

Cérémonies de mariage

Le calvaire subi par les enfants a été mis au jour en août, quand une jeune femme de 26 ans est allée voir la police pour faire part de souvenirs enfouis de violences sexuelles commises par son père, ses oncles et son grand-père. Ses quatre soeurs et son frère coopèrent depuis avec la police et d'autres inculpations devraient suivre, a indiqué Bill Lowe.

La jeune femme a décrit neuf épisodes de violences sexuelles qui selon son souvenir ont débuté quand elle avait cinq ans et se sont achevées quand elle est tombée enceinte et a dû subir un avortement à l'âge de 11 ans.

Ces violences s'accompagnaient de cérémonies élaborées de «mariage» au cours desquelles les fillettes devaient cueillir des fleurs pour agrémenter leur coiffure et porter des robes spéciales.
Après l'une de ces cérémonies, la jeune femme a rapporté avoir été «mariée» à l'un de ses oncles et avoir été conduite jusqu'à un poulailler. Elle se souvient que son grand-père a alors placé une couverture sur la porte-vitrée et dit : «Amusez-vous bien», indique l'acte d'accusation.
Elle a aussi été obligée d'avoir des rapports sexuels avec un chien et de regarder son frère se faire violer, selon les documents judiciaires.

D'autres victimes

Le porte-parole de la police Bill Lowe a refusé de préciser si d'autres membres de la famille étaient au courant de ces violences ou présents lorsqu'elles ont eu lieu. «Je ne sais pas quel était leur rôle», a-t-il dit à l'AFP. «Cela entre dans le cadre de l'enquête en cours».

Les violences ont eu lieu entre 1988 et 1995 dans la ferme située à Bates City, Missouri. La grand-mère de la famille est morte en décembre 1991, a rapporté le journal «Kansas City star», citant sa notice nécrologique.

Le shérif Alumbaugh s'est dit convaincu qu'il y avait «d'autres victimes», affirmant que «les pédophiles ne s'arrêtent pas après un seul cas; ils continuent».

Les cinq hommes ont été formellement inculpés mardi de plusieurs chefs d'accusation de violences envers enfants et restaient emprisonnés mercredi, après que le juge a fixé des cautions entre 30'000 et 75'000 dollars.


Devant la cour d'assises de Maine-et-Loire, Dominique Guillouche, 40 ans, et son épouse Alfréda Deneux, 34 ans, comparaissent pour rapts et viols d'enfants. Les jurés ont pris connaissance des faits, abasourdis.

Questionné par un journaliste à son arrivée au palais de justice d'Angers, le principal accusé, Dominique Guillouche, n'hésite pas : « Je regrette tellement que je souhaiterais la peine de mort ! »Plus tard, la lecture à peine commencée de l'ordonnance de renvoi devant la cour d'assises, tous les visages autour de lui se ferment.

Durant plus de deux heures, les neuf jurés- trois femmes et six hommes -découvrent les faits proprement dits, ceux retranscrits par deux juges d'instruction angevins.Selon ses propres aveux, le fantasme de Dominique Guillouche était de « faire l'amour avec une petite fille qu'il pourrait garder à sa disposition, la mettre enceinte et même se marier avec. »Une poupée BarbieLa salle retient son souffle. Dans le box, l'accusé prend sa tête dans ses mains. Il se replie sur lui-même.

À ses côtés, sa compagne, Alfréda Deneux, fond en larmes. À la demande de la présidente, elle est incapable de donner sa date et lieu de naissance. « Je ne m'en souviens plus ! » Toute menue, en survêtement, elle semble perdue, presque apeurée.À mi-lecture, après les viols et agressions sexuelles sur treize victimes âgées de 3 à 10 ans à l'époque, de 1996 à 2005, la greffière évoque l'enlèvement d'Aurélia, 6 ans, le dimanche 20 novembre 2005, à Jallais, dans le Maine-et-Loire. Dominique Guillouche revient chez lui avec la petite, il s'adresse alors à Alfréda Deneux : « Chérie, j'ai fait une connerie ! » Plusieurs jurés prennent des notes.

L'enfant sera violée et séquestrée durant deux jours. En guise de consolation, Alfréda Deneux lui offrira une poupée Barbie. À l'issue de cette première journée de procès, qui se déroule à huis clos partiel, les parents d'Aurélia se livrent devant les caméras : « Jamais nous ne leur pardonnerons ! »Si le planning est respecté, les peines seront prononcées, publiquement, le 16 décembre.


Un présumé violeur en série a été interpellé mercredi par la police judiciaire (PJ) en région parisienne. Le suspectant de plusieurs viols, les enquêteurs ont décidé de lancer un appel à témoins.

La PJ lance un appel à «toute personne pensant avoir été victime de faits similaires», (de viol) les invitant à la contacter «en urgence». Connu comme «cambrioleur d'habitude», le suspect semble avoir commis plusieurs viols selon un «mode opératoire particulier et identique» à Paris, dans le XIIe arrondissement notamment, et dans l'Essonne en mai 2004.

«Prenant la précaution de se raser complètement le crâne et le corps», a précisé la PJ dans son appel à témoins, le suspect «s'introduisait au domicile de femmes seules dans la nuit par escalade, nu ou vêtu d'un caleçon et d'un débardeur, laissant alors ses vêtements ou une partie à l'extérieur». L'homme se «couvrait la tête d'un bonnet ou d'une serviette» et «imposait ensuite des relations sexuelles sous la menace d'un couteau», ajoute la PJ.Le suspect est «de type métis», les cheveux ras, âgé de 30 à 35 ans et mesure 1m75 environ. Il a été interpellé mercredi par les hommes du 2e district de police judicaire (DPJ) après un prélèvement d'ADN effectué après l'un de ces viols.

Un article de S.M. avec AFP, publié sur leParisien.fr, le 05/11/09


A l’issue de l’audience, la cour d’assises de Saint-Denis a rendu son verdict et reconnu William Payet coupable des faits de viol et d’enlèvement sur une fillette de 11 ans.

L’accusé a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle assortis d’une peine de sureté de 13 ans. Willam Payet devra également suivre un accompagnement socio-judiciaire pendant 10 ans, sous peine de voir sa condamnation s’alourdir de cinq années supplémentaires.

Dans le box, William Payet n’aura eu de cesse de multiplier coups de théâtre et interventions obscènes. A l’ouverture des débats, il donne le ton et récuse son avocat pour incompatibilité d’humeur. Le pire reste à venir. Appelée à la barre pour témoigner la jeune fille abusée, âgée de 17 ans aujourd’hui, livre alors un effroyable récit. Ultime provocation de William Payet, aux questions du président il répond en exhibant son sexe. La séance sera alors suspendue plusieurs minutes.

Les faits jugés remontent au 10 novembre 2003. Ce jour-là, une fillette de 11 ans quitte le domicile de sa mère dans le quartier des Jacques, à Saint-Joseph, pour se rendre chez son père récupérer des livres d’école. Moins de deux kilomètres la séparent de son point d’arrivée. Il est 17 h et la jeune fille marche rue Maurice-Chevalier. Elle se retrouve après quelques minutes dans une portion déserte de la route, bordée de part et d’autre de cannes et de végétation. William Payet, un SDF de 22 ans l’observe. Il attend le moment propice. Il arrive dans son dos, la saisit, lui plaque une main sur son visage. De l’autre, il pointe une arme à feu contre ses reins et lui ordonne de se taire. L’agresseur, casquette sur la tête et longs cheveux sales, l’emmène de force à une trentaine de mètres de là. Puis il l’attire dans un sous-bois. La jeune fille, terrorisée, n’oppose aucune résistance.

William Payet pousse la jeune adolescente sur un tapis d’herbes et de feuilles. Ensuite, le bourreau l’oblige à boire du rhum. Il dégaine son arme pour écraser toute volonté de lui résister. Jusqu’à 4 h du matin, la jeune fille va vivre un véritable calvaire. Il la viole à plusieurs reprises, avant de la libérer et de s’enfuir. Une plainte est déposée. Des prélèvements biologiques sont effectués sur l’enfant. Mais l’auteur est introuvable.

Trois ans plus tard, William Payet commet de nouveaux faits. Avec le même mode opératoire, il tente d’agresser une autre jeune fille, au Tampon. Cette fois, la victime parvient à prendre la fuite. Ses parents décident néanmoins de déposer plainte. Ces nouveaux faits relancent l’enquête. Le magistrat instructeur, Pierre Kuentz fait alors le rapprochement entre les deux affaires.

L’étau se resserre autour de William Payet. Par chance, l’empreinte génétique du SDF a été prélevée fin 2005 dans un autre dossier. Envoyée au fichier national automatisé des empreintes génétiques, elle est comparée aux traces de sperme et au mégot retrouvé sur les lieux du viol. Le couperet tombe. Interpellé, l’homme n’a guère d’autres choix que de reconnaître les faits. Des faits qu’il a nié durant tout le procès."

Un article posté par Stéphane Bourgoin sur son site, Au Troisième Oeil.com, le 06/11/09


Michel T., un quinquagénaire liégeois, a été condamné vendredi à une peine de quinze ans de prison ferme ainsi qu'à une mise à disposition du tribunal d'application des peines pour une durée de dix ans supplémentaires. Récidiviste, le prévenu avait commis de multiples faits de viols dans le contexte intrafamilial durant une dizaine d'années.

Michel T. avait déjà été condamné pour des faits similaires en septembre 1998 par le tribunal correctionnel de Huy. Il a ensuite commis de nouveaux faits de violences et de viol à l'égard de jeunes filles mineures d'âge.

Michel T., dénoncé par son ex-compagne, a été reconnu comme auteur de plusieurs viols sur cinq jeunes filles issues de son entourage. Généralement, il faisait boire de l'alcool aux victimes ou leur faisait ingurgiter des médicaments avant de leur imposer des relations sexuelles non consenties dans des circonstances sordides.

Il avait notamment imposé à ses victimes d'avoir des relations sexuelles avec d'autres hommes, les violait lors de soirées sous le regard de l'assistance ou utilisait les victimes comme monnaie d'échange. L'une des victimes, échangée en remboursement d'une dette, était ensuite devenue sa compagne officielle et avait donné naissance à un enfant. En tout, 22 préventions étalées sur une durée de dix ans étaient reprochées au prévenu.

A la lourde peine principale de quinze ans de prison prononcée contre lui, le tribunal correctionnel de Liège a ajouté une peine supplémentaire de dix ans de mise à disposition du tribunal d'application des peines.


À partir d'aujourd'hui, la cour d'assises de la Dordogne est réunie à Périgueux pour trois semaines de procès. Cinq en tout vont s'y tenir, pour la dernière fois sous la présidence de Jean-Alain Nollen.

- Viol sur mineur de 15 ans. Le premier procès, qui devrait se dérouler aujourd'hui et demain, est une affaire de moeurs comme l'ensemble des dossiers de cette session.

Sur le banc des accusés, un habitant de Montpon-Ménestérol de 45 ans doit répondre de viol sur mineur de 15 ans et agression sexuelle par personne ayant autorité. Entre 2003 et 2004, à Saint-Astier et à Saint-Barthélémy-de-Bellegarde, il aurait abusé de sa belle-fille âgée de 14 ans. C'est le père de la victime qui a révélé les faits.

- Sadomasochisme. Du lundi 16 novembre au mercredi 18 novembre, les jurés de la cour d'assises devront se pencher sur un dossier complexe de corruption de mineur de 18 ans, viol et actes de torture et de barbarie en réunion. Trois personnes vont être jugées. Un habitant d'Eyliac de 54 ans, une femme de 44 ans, qui vit aujourd'hui en région parisienne, et la mère de la victime, âgée de 52 ans.

En 2000, la victime de cette affaire, une jeune femme alors mineure, a été retirée de sa famille. Elle a alors confié que ses parents et des amis à eux se livraient à des pratiques sadomasochistes auxquelles elle avait assisté ou avait été contrainte de participer.

Des actes qui auraient eu lieu entre février 1999 et octobre 2000, le week-end, et le plus souvent, à Sarliac, chez l'une des accusées, dans une pièce baptisée le « Donjon » et équipée de matériels divers liés à ces pratiques.

Lors d'une première instruction, les parents de la victime, un couple d'amis et l'homme de 54 ans, avaient été entendus et un non-lieu avait été rendu en septembre 2003.

Après une nouvelle demande de l'avocat de la victime, le dossier a été instruit une seconde fois à partir de mars 2004, concernant les mêmes faits et ces mêmes personnes. Les accusés ont toujours nié et estiment que la victime est « une affabulatrice ». Cependant, en cinq années de procédure, la partie civile n'a jamais varié dans ses déclarations et les experts estiment qu'elle est crédible et qu'elle n'a pas de tendances à l'affabulation.

Sur les cinq personnes visées dans cette affaire, deux sont décédées. Il s'agit du père de la victime et le mari de la femme de 44 ans.

Tous comparaîtront libres à ce procès dont le verdict devrait tomber mercredi 18 novembre.

- Dans le Bergeracois. Jeudi 19 et vendredi 20 novembre, c'est un dossier bergeracois qui sera jugé à Périgueux. Sur les deux accusés, un seul sera présent, un jeune homme de 23 ans, incarcéré depuis 2007. Son complice présumé fait l'objet d'un mandat d'arrêt.

En mars 2007, vers 2 heures du matin, à Bergerac, près d'une boutique, il aurait tenté de violer une jeune femme et l'aurait frappé.

L'accusé, dans le « déni total » selon les experts, est poursuivi pour tentative de viol, violences volontaires mais aussi tentative d'évasion étant donné qu'en avril 2007, il avait tenté de prendre la fuite à l'issue de sa présentation chez le juge d'instruction.

- Viol en réunion. Lundi 23 et mardi 24 novembre, c'est une affaire de viol en réunion qui sera évoquée. Deux amis de 39 ans et 42 ans seront dans le box des accusés.

En octobre 2006, à Bergerac, les deux hommes auraient violé une femme de 41 ans, rencontrée dans un bar. À la fin de cette soirée arrosée, les deux compères avaient décidé de raccompagner la victime en voiture et, en cours de trajet, ils en auraient profité pour la violer.

- En appel. Enfin, cette session s'achèvera par un dossier d'appel. La cour d'assises d'appel, et ses douze jurés, auront à se prononcer du mercredi 25 au vendredi 27 novembre sur une affaire de viol sous la menace d'une arme et des vols.

En mai 2007, l'accusé, un Bordelais de 25 ans, a violé une jeune femme de 24 ans, à son domicile, à Bordeaux.

L'homme avait tapé à sa porte. Elle lui avait ouvert et il l'avait menacé avec un couteau. Il lui avait demandé de lui remettre son portable, un ordinateur, des bijoux, de l'argent et l'avait violé.
L'agresseur avait été arrêté quelques jours après.

Un article de J. M., publié sur SudOuest.com, le 12/11/09


Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour « viols avec actes de torture et de barbarie » à Besançon puis Lons-le-Saunier, un jeune violeur obtient la cassation du dernier verdict.

Pour la troisième fois Pauline devra revivre au travers d'un procès son calvaire d'une nuit d'octobre 2004 dans un fourré près de la gare Viotte de Besançon. C'est la conséquence immédiate de la décision rendue par la cour de cassation qui a cassé le verdict rendu en appel par les assises du Jura en février 2009.

Son agresseur, Kaled Zakaria, un jeune mahorais installé chez sa sœur à Besançon, avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, pour « viols accompagnés d'actes de tortures et de barbarie » Une sanction identique à celle prononcée en première instance par les assises du Doubs à Besançon.

À l'issue du verdict, Me Uzan et Bresson, les défenseurs de l'accusé, s'étaient pourvus en cassation estimant que certaines règles de procédure n'avaient pas été respectées au cours du second procès. Principal grief, une omission de la présidente de la cour d'assises qui n'avait pas résumé à l'accusé le témoignage tenu en son absence par sa victime et son compagnon. Lors de l'audience, Pauline avait accepté de témoigner sur son calvaire mais en demandant que son bourreau ne soit pas dans la salle.

La loi prévoit qu'en pareil cas le président fasse, au retour de l'accusé, la synthèse des propos tenus à la barre. Une obligation qui n'a pas été respectée et un vice de forme selon les avocats de la défense qui ont donc obtenu gain de cause devant la cour de cassation. Dans son arrêt du 28 octobre, elle renvoie donc Kaled Zakaria 24 ans devant une nouvelle cour d'assises.

« Satisfait » de la décision de la cour de cassation, Me Patrick Uzan est convaincu que les juges parisiens n'ont pas rendu leur décision pour un simple vice de forme comme ils sont censés le faire. « En réalité, la cour fait ce qu'elle veut. Et on peut légitimement penser qu'elle a trouvé excessive la peine prononcée, la plus lourde qui soit. Zacharia n'a jamais eu cette nuit-là la volonté de commettre les actes de torture et de barbarie pour lesquels il a été condamné. » Une nouvelle chance pour l'accusé mais une nouvelle épreuve pour sa jeune victime aujourd'hui paraplégique qui tente de se reconstruire psychologiquement. « Je suis profondément et sincèrement navré de lui imposer ce troisième procès » assure l'avocat de la défense « mais le respect du droit et de la loi est une exigence qui prime. »

L'accusé devrait comparaître l'an prochain en principe devant les assises de Côte-d'Or à Dijon.

Un article publié sur LeProgrès.fr, le 06/11/09


Jean-Claude Demouy, un habitant d'Achicourt, a été condamné hier à dix ans de prison ferme. Ainsi en a décidé la cour d'assises du Pas-de-Calais, qui le jugeait pour avoir violé une dizaine de fois une femme de 71 ans placée sous curatelle, entre janvier 2006 et février 2007. Cet homme de 46 ans avaitdéjà abusé de personnes vulnérables par le passé.

Dans le box se trouve cet homme aux petites lunettes et aux cheveux courts. Bien calé sur son banc, entouré de deux policiers, il semble pourtant respirer difficilement à l'approche des réquisitions. Sa tête avance et recule en permanence, il se touche les yeux. Stressé, apeuré ?

Difficile de voir clair en Jean-Claude Demouy, qui était jugé hier par la cour d'assises du Pas-de-Calais. Cet Achicourien de 46 ans comparaissait pour une dizaine de viols aggravés sur une femme âgée de 71 ans, placée sous curatelle, et qui résidait à la Maison pour personnes âgées dépendantes (MAPAD) Pierre-Bolle, à Arras. Le calvaire de la victime - décrite par l'expert psychiatrique comme « vulnérable », « influençable », « incapable d'exprimer seule sa volonté » et « atteinte de troubles démentiels » - a duré du 1er janvier 2006 au 8 février 2007. Le temps que cette personne âgée trouve le courage d'en parler au personnel.

Il lui enlevait sa couche

« Avec elle, j'avais des pulsions. Qu'elle soit d'accord ou pas, j'y allais quand même, c'était plus fort que moi », racontait Demouy aux enquêteurs, en 2007. Lui qui, réglé comme une horloge, faisait systématiquement ses « visites » de 15 h 30 à 16 h, lui enlevant sa couche d'incontinence avant d'abuser d'elle. Lui qui menaçait de lui « exploser la tête » si elle parlait. Mais durant son procès, l'accusé explique qu'il était amoureux de celle qu'il appelait « maman ». « Je voyais dans ses yeux qu'elle voulait. J'estime que je ne l'ai pas violée, même si elle m'a dit des fois qu'elle n'était pas d'accord. » Des déclarations d'autant plus tragiques que M. Demouy n'en était pas à son coup d'essai : il avait déjà été condamné à plusieurs peines de prison ferme pour des faits similaires, toujours sur des personnes vulnérables. Dont une fois sur une jeune fille de 15 ans... « Il a bien profité de ma cliente », lance Me Osseyran, qui assure la défense de la victime. « Elle souffre d'atteintes neurologiques très sévères, et est atteinte des membres inférieurs. Pourtant il dit notamment qu'elle participait activement à leurs ébats.

C'est faux, bien évidement. » Et d'ajouter qu'il est difficile d'imaginer « ce qu'elle a vécu, cette souffrance qu'elle a pu avoir. Je vous demande de reconnaître sa parole. » Fait rare, l'avocat général Adam Chodkiewicz s'est placé à la barre pour ses réquisitions, s'adressant aux jurés les yeux dans les yeux. Il évoque un accusé « qui n'arrive pas à tirer les conséquences de ses actes. "Tout ça c'est votre loi. Moi j'la connais pas la loi ", osait-il nous dire lundi. Je sais bien qu'il a quatre-vingts de QI, mais il est encore capable de savoir ce qu'est un viol.

» Le magistrat note « qu'il n'y a pas eu un mot de regrets depuis le début », que les faits reprochés sont « particulièrement ignobles », le « risque de récidive élevé » et « l'envie de se soigner » inexistante. Il requiert treize ans de prison, et sept ans de suivi socio-judiciaire.
Passant en revue la jeunesse difficile de Demouy (un père qu'il n'a pas connu, une mère prostituée), Me Crunelle a eu toutes les peines du monde à faire oublier l'attitude de son client durant le procès. « Il était tout à fait incapable de voir la peur qu'il infligeait, assure-t-elle. Son vide affectif, il le fait passer par la violence. Pas uniquement physique, sexuelle aussi. » Verdict : dix ans de prison ferme, cinq ans de suivi socio-judiciaire et 10 000 E de dommages et intérêt pour la victime.

Un article de Léger, publié sur la Voix du Nord.fr, le 18/11/09

Quatre adolescents ont été arrêtés jeudi pour avoir participé au viol collectif d'une jeune fille de 15 ans en Californie (ouest des Etats-Unis) en fin de semaine dernière, a annoncé la police.

Une dizaine de violeurs

La police a précisé que l'agression pourrait avoir impliqué une dizaine de personnes au total et qu'elle était toujours à la recherche d'autres suspects. Les faits se sont déroulés le week-end dernier au lycée de Richmond, une ville ouvrière à l'est de San Francisco.

La police a déclaré que de nombreuses personnes avaient assisté à l'agression -qui a duré deux heures- et que certaines avaient même pris des photos avec leur téléphone portable. Mais personne n'a appelé la police.

Ils prennent des photos mais personne n'appelle la police

La jeune fille, qui sortait du lycée, s'apprêtait à appeler son père pour qu'il vienne la chercher quand un ami l'a convaincue de se joindre à un groupe de jeunes gens en train de boire dans un coin isolé du campus. La jeune fille aurait sombré dans l'inconscience après avoir bu du cognac, et aurait alors été agressée.

L'affaire a fait grand bruit aux Etats-Unis où le fait qu'autant de personnes aient pu assister à l'agression sans rien faire a choqué l'opinion.

Prison à vie en cas de condamnation

Les quatre adolescents arrêtés jeudi risquent la prison à vie en cas de condamnation. Trois d'entre eux sont mineurs mais il sont poursuivis comme des adultes en raison de la brutalité de l'agression. L'un d'entre eux a plaidé non coupable. Les trois autres n'ont pas encore décidé ce qu'il allaient plaider. Audience est prévue le 5 novembre.

Un article de Belga/th publié sur 7/7 Monde le 29/10/09

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné mercredi soir T.S., 34 ans, à 6 ans de prison ferme pour avoir violé son fils, à de nombreuses reprises, entre janvier 2005 et avril 2006. L'enfant était âgé de 4 ans, au moment des premiers abus.

"Allergies"

Le 13 avril 2006, la victime, sa mère, son père et sa grand-mère rendent visite à un membre de la famille.

Au cours de la journée, le garçon se rend aux toilettes et sa mère s'inquiète du temps qu'il met avant de reparaître. Elle va retrouver son fils aux toilettes et, à sa demande, elle l'essuie. Il pousse alors des cris de douleur et explique à sa mère qu'il souffre d'allergies. N'ayant jamais entendu parler de ces allergies, la mère l'interroge. Le garçon lui explique que c'est son père qui lui a conseillé de dire ça, qu'il s'agit d'un secret entre eux deux et qu'il serait très en colère s'il parlait de ce secret. Sur l'insistance de sa maman, l'enfant raconte avec ses mots le viol commis par le père.

Pas d'arrestation immédiate

Interpellé par son épouse, le père se met à hurler et veut attraper son fils par la manche, "pour avoir une conversation avec lui, à l'écart". La grand-mère décide de partir sur-le-champ, avec son petit-fils, à l'hôpital Saint-Jean. Les médecins procéderont aux constatations d'usage. La victime ne changera pas de version devant les policiers de Schaerbeek, accompagnés par une psychologue. Le prévenu niera jusqu'au bout. Le tribunal n'a pas ordonné l'arrestation immédiate du condamné.

Un article de Belga/TH, publié sur 7/7 Belgique