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La police fouillait mercredi la ferme familiale à la recherche de corps qui pourraient y être enterrés.

Un Américain et ses quatre fils ont été inculpés dans le Missouri (centre) pour les viols répétés de leurs six petits-enfants, enfants, neveux ou nièces.

Les autorités ont refusé d'indiquer si les corps qu'elles recherchent sont ceux d'adultes ou d'enfants. Le shérif local Kerrick Alumbaugh s'est borné à affirmer au cours d'une conférence de presse qu'il y avait «des indications sur la présence d'un ou plusieurs corps à différents endroits».

Les autorités tentaient également de localiser des bocaux en verre remplis de notes écrites par les enfants décrivant les violences sexuelles dont ils ont été victimes.

«Quand les victimes étaient plus jeunes, elles écrivaient ce qui leur arrivait et le mettait dans ces bocaux avant de les enterrer dans la propriété dans l'espoir d'oublier», a indiqué Bill Lowe, porte-parole de la police du Missouri.

Cérémonies de mariage

Le calvaire subi par les enfants a été mis au jour en août, quand une jeune femme de 26 ans est allée voir la police pour faire part de souvenirs enfouis de violences sexuelles commises par son père, ses oncles et son grand-père. Ses quatre soeurs et son frère coopèrent depuis avec la police et d'autres inculpations devraient suivre, a indiqué Bill Lowe.

La jeune femme a décrit neuf épisodes de violences sexuelles qui selon son souvenir ont débuté quand elle avait cinq ans et se sont achevées quand elle est tombée enceinte et a dû subir un avortement à l'âge de 11 ans.

Ces violences s'accompagnaient de cérémonies élaborées de «mariage» au cours desquelles les fillettes devaient cueillir des fleurs pour agrémenter leur coiffure et porter des robes spéciales.
Après l'une de ces cérémonies, la jeune femme a rapporté avoir été «mariée» à l'un de ses oncles et avoir été conduite jusqu'à un poulailler. Elle se souvient que son grand-père a alors placé une couverture sur la porte-vitrée et dit : «Amusez-vous bien», indique l'acte d'accusation.
Elle a aussi été obligée d'avoir des rapports sexuels avec un chien et de regarder son frère se faire violer, selon les documents judiciaires.

D'autres victimes

Le porte-parole de la police Bill Lowe a refusé de préciser si d'autres membres de la famille étaient au courant de ces violences ou présents lorsqu'elles ont eu lieu. «Je ne sais pas quel était leur rôle», a-t-il dit à l'AFP. «Cela entre dans le cadre de l'enquête en cours».

Les violences ont eu lieu entre 1988 et 1995 dans la ferme située à Bates City, Missouri. La grand-mère de la famille est morte en décembre 1991, a rapporté le journal «Kansas City star», citant sa notice nécrologique.

Le shérif Alumbaugh s'est dit convaincu qu'il y avait «d'autres victimes», affirmant que «les pédophiles ne s'arrêtent pas après un seul cas; ils continuent».

Les cinq hommes ont été formellement inculpés mardi de plusieurs chefs d'accusation de violences envers enfants et restaient emprisonnés mercredi, après que le juge a fixé des cautions entre 30'000 et 75'000 dollars.

Un homme de 57 ans, Patrick V., a été condamné mercredi 18 novembre à quatorze ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de la Corrèze, à Tulle, pour viols par ascendant légitime sur sa fille majeure, avec qui il a eu trois enfants.

A cette condamnation s'ajoute un suivi socio-judiciaire assorti d'une obligation de soins pendant cinq ans et d'une interdiction d'entrer en relation avec sa fille et les trois enfants qu'ils ont eus ensemble entre 1998 et 2001. Les jurés ont suivi en tous points les réquisitions de l'avocat général, qui leur avait demandé de condamner "sévèrement" l'accusé "en retenant la contrainte morale de type sectaire imposée par Patrick V. à sa fille".

Patrick V. n'a pas réagi à l'énoncé du verdict. Son avocat, Me Philippe Clarissou, a dit qu'il "risquait de faire appel", la décision à ce sujet devant être prise "dans les jours qui viennent". Laurent, le frère de la victime et le fils de l'accusé, a dit à la presse "espérer que [son] père fasse bon usage de cette peine".

"Recherches Personnelles"

Durant son procès qui s'est ouvert lundi, l'accusé a affiché ses certitudes sur les bienfaits de la reproduction consanguine. Ce technicien de formation, qui a passé un diplôme d'ingénieur auprès du Conservatoire national des arts et métiers, avait expliqué comment ses "recherches personnelles" en génétique, à partir d'encyclopédies et de revues scientifiques grand public, l'avait convaincu qu'"il n'y avait aucun problème à une reproduction incestueuse", qui comportait même selon lui quelques bienfaits.

L'accusé a mené ces "recherches personnelles" à partir de 1992, époque où il se rapproche de sa fille, Sophie, qui a quitté le lycée à 17 ans pour être embauchée comme secrétaire dans la société créée par son père. "A un moment donné, en 1994, je me suis rendu compte que j'aimais Sophie d'un amour différent de celui d'un père pour sa fille", a reconnu l'accusé, parfois secoué de sanglots.

Après des années de dénégations et la naissance de trois enfants, entre 1998 et 2001, en Corrèze et en Autriche, la fille avait porté plainte en février 2006 en affirmant avoir été manipulée et endoctrinée par son père.

Un article de l'AFP, publié sur LeMonde.fr, le 18/11/09

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné mercredi soir T.S., 34 ans, à 6 ans de prison ferme pour avoir violé son fils, à de nombreuses reprises, entre janvier 2005 et avril 2006. L'enfant était âgé de 4 ans, au moment des premiers abus.

"Allergies"

Le 13 avril 2006, la victime, sa mère, son père et sa grand-mère rendent visite à un membre de la famille.

Au cours de la journée, le garçon se rend aux toilettes et sa mère s'inquiète du temps qu'il met avant de reparaître. Elle va retrouver son fils aux toilettes et, à sa demande, elle l'essuie. Il pousse alors des cris de douleur et explique à sa mère qu'il souffre d'allergies. N'ayant jamais entendu parler de ces allergies, la mère l'interroge. Le garçon lui explique que c'est son père qui lui a conseillé de dire ça, qu'il s'agit d'un secret entre eux deux et qu'il serait très en colère s'il parlait de ce secret. Sur l'insistance de sa maman, l'enfant raconte avec ses mots le viol commis par le père.

Pas d'arrestation immédiate

Interpellé par son épouse, le père se met à hurler et veut attraper son fils par la manche, "pour avoir une conversation avec lui, à l'écart". La grand-mère décide de partir sur-le-champ, avec son petit-fils, à l'hôpital Saint-Jean. Les médecins procéderont aux constatations d'usage. La victime ne changera pas de version devant les policiers de Schaerbeek, accompagnés par une psychologue. Le prévenu niera jusqu'au bout. Le tribunal n'a pas ordonné l'arrestation immédiate du condamné.

Un article de Belga/TH, publié sur 7/7 Belgique