Bébés morts dans le congélateur et la lingerie : la mère mise en examen
0 commentaires Publié par cendrynnLa jeune femme, âgée de 35 ans et prénommée Karine, a affirmé au cours de sa garde à vue que le bébé retrouvé vendredi en état de décomposition avancée, dans sa maison d'Ecrouves, était le jumeau du nourrisson trouvé mort en 2007 dans son congélateur, lorsque la famille habitait Foug (Meurthe-et-Moselle).
Elle les aurait conservés dans un congélateur avant d'en retirer un, «pour faire de la place» selon le commandant de groupement de gendarmerie de Meurthe-et-Moselle, Francis Paccagnini. Elle aurait gardé chez elle le bébé découvert vendredi, l'emportant à chaque déménagement, a indiqué l'officier.
Un paquet laissé dans la salle de bains
«Lorsqu'il a découvert les restes, il les a déposés devant la maison, puis a alerté un proche. Sa compagne est rentrée de son travail au même moment, a suggéré dans un premier temps que le cadavre soit enterré. Les proches ont refusé et ont appelé la police», a poursuivi le magistrat, lors de sa conférence de presse, samedi après-midi à Nancy.
En 2007, le couple avait été placé en garde à vue, mais l'affaire avait été classée sans suite. L'autopsie n'ayant pu déterminer les circonstances exactes de la mort de l'enfant. Une information judiciaire a été ouverte dimanche qui rouvre le dossier du premier enfant, et le joint à l'instruction.
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Nouveau cas de maltraitance d’enfant qui tourne au drame lundi soir à Anderlecht. Hassane K., 36 ans et en séjour illégal en Belgique, s’est violemment disputé avec la mère de Leila, sa petite fille de 7 mois. Sous l’influence de l’alcool, il a fini par tabasser l’enfant sur le sol. Elle n’a pas survécu malgré les efforts des secours.
Selon Monica, une jeune Slovaque de 27 ans, une dispute aurait éclaté entre elle et son mari de 36 ans, Hassane K., à leur domicile rue Brogniez à Anderlecht. Des voisins auraient entendu l’homme hurler et insulter la jeune femme. Pendant cette dispute, le mari aurait frappé violemment la tête de leur fille, la petite Leïla, sur le sol. Les faits se sont déroulés lundi en fin d'après-midi.
La police reçoit l’appel au secours de la maman vers 18h et arrive rapidement au domicile de celle-ci. Les hurlements de détresse de la mère résonnent dans la cage d’escalier lorsque les policiers arrivent. Ils trouvent dans l’appartement du 1er étage la jeune femme en pleurs, agenouillée devant le corps de son bébé gisant sur le sol. Rejoints par des ambulanciers, ils tenteront en vain de réanimer la petite Leila.
Arrêté lorsqu'il est revenu sur les lieux du drameLe père de l’enfant, accusé par la jeune femme, s’était déjà enfui. La police décide alors de faire mine de quitter les lieux, espérant son retour pour l’arrêter. Bien vu de la part des forces de l’ordre : à peine les voitures parties que le violent rentrait dans l’immeuble … et se faisait passer les menottes.En séjour illégal, Hassane K. a été mis à la disposition du parquet de Bruxelles. Le juge d'instruction Louveaux l'a placé sous mandat d'arrêt pour meurtre. La maman de la petite Leïla n'a en revanche pas été inquiétée. Elle a seulement été entendue comme témoin.
Une autopsie du corps du bébé est en cours. Le père, inconnu de la justice, est suspecté d’avoir usé de plusieurs identités.La petite Leila aurait eu 8 mois ce mercredi.
Un article de RTL Info.be, le 04/11/09
Libellés : Infanticide
Le 11 décembre 2007, Véronique Pocrain, 42 ans, a tenté d’égorger son garçonnet au couteau de cuisine avant de l’étrangler. Le procès de la jeune femme, dépressive, a débuté hier devant la cour d’assises de l’Essonne.
Il n’y a jamais eu d’amour entre ces deux-là et ça se voit. Pierre Bintha fixe Véronique Pocrain, son ancienne compagne, assise dans le box vitré de la cour d’assises d’Evry. Il la regarde par en dessous comme on juge, la moue lippeuse de dédain et les bras croisés de défi. Elle, le visage fatigué et les cernes rougis de larmes soignés à coups d’anxiolytiques, lui rend l’appareil, de la haine plein les yeux. « Lui, là, il m’a fait beaucoup de mal, je souffre moi monsieur, crie-t-elle au président. Ouais, Pierre Bintha, tu peux me regarder, tu peux ! » Agée de 42 ans, mal à l’aise dans son corps épais, Véronique Pocrain est jugée pour le « meurtre » de son fils Irvin, le 11 décembre 2007 à Evry.
Ce matin-là, cette mère sans histoire et qui « adorait son bout de chou » selon ses proches, a étranglé son garçon de 4 ans alors que la police tambourinait à la porte de son appartement du quartier des Tourelles. Auparavant, elle avait tenté de l’égorger avec un couteau de cuisine. Dépressive, l’accusée était en conflit avec le père de l’enfant depuis plusieurs mois et craignait d’en perdre la garde. Suicidaire, elle avait essayé ce même 11 décembre de se donner la mort, en se tailladant les veines et le cou. Sur la table du salon, traînaient encore des lettres griffonnées au crayon de couleur dans lesquelles elle annonçait son plan funeste.
« Irvin, son pipi c’était mon stress »
Debout dans sa parka noire et sa chemise à carreaux de bûcheron, Véronique Pocrain est une enfant. Elle dit « papa » et « maman » quand elle parle de ses parents, tous deux décédés. Gênée, elle raconte les disputes familiales permanentes, une petite sœur polyhandicapée qui « ne (la) reconnaissait pas », et une mère qui ne l’aimait pas. « Elle disait que j’étais comme mon père, que j’étais minable. J’ai fait pipi au lit jusqu’à 18 ans, moi, ça a commencé après le divorce de mes parents quand j’avais 12 ans. Mon papa me manquait même s’il avait tapé maman », explique-t-elle à la cour.
De ce climat, le président tire vite un parallèle avec son propre couple. Entre Pierre Bintha et elle, les rapports aussi étaient violents. « Il m’insultait, il me frappait, ça a duré quatre ans et j’ai porté plainte une fois. Si on m’avait écouté, on n’en serait pas là », se lamente la jeune femme. Comme elle, Irvin n’était pas un « enfant désiré ». « C’était une relation sans lendemain après un repas arrosé. Je ne l’aimais pas, je lui ai proposé d’avorter mais elle a refusé », racontera aux enquêteurs Pierre Bintha, qui ne reconnaîtra son fils que plusieurs mois après sa naissance. Un fils lui aussi frappé d’« énurésie primaire », le terme scientifique du pipi au lit. « Irvin, son pipi c’était le mien, c’était mon stress ! », avoue Véronique Pocrain.
Peu à peu, cette histoire de drap souillé va devenir une « obsession » pour cette mère. « Elle était soûlante avec ça, elle était dans sa bulle, elle ne parlait que du pipi de son fils et de ses problèmes avec son père », racontent ses anciens collègues de travail dans une société de gestion de l’Essonne. Tous décrivent, à partir du mois de septembre 2007, la « descente aux enfers » de l’accusée « de plus en plus sale sur elle », se souvient une amie. C’est à cette époque que Véronique Pocrain, au pic de sa dépression, multiplie les menaces de suicide comme les visites chez les médecins. Pierre Bintha, inquiet pour son fils, tente d’alerter la police et les services sociaux. Tous constatent l’absentéisme scolaire de l’enfant et le « comportement inquiétant » de sa mère. Le 7 décembre 2007, un rapport est transmis en urgence à l’Aide sociale de l’Enfance de l’Essonne en vue d’une mise en place d’une « mesure d’aide judiciaire ».
L’alarme est sonnée mais trop tard. Le 11 décembre, alertés par l’école maternelle d’Irvin, les policiers débarquent à 9 heures chez Véronique Pocrain. Derrière la porte, ils entendent la voix plaintive de l’enfant. « Maman, arrête, tu me fais mal ! », implore Irvin. Penchée sur lui, Véronique Pocrain serre ses mains sur sa gorge en lui disant « bouchon, bouchon, je t’aime ». Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Verdict attendu demain.
Un article de Bastien Bonnefous, publié sur France Soir.fr, le 04/11/09
Libellés : Infanticide
Une femme de 43 ans accusée d'avoir étranglé son fils de 4 ans en 2007 à Evry, alors que la police tentait d'intervenir chez elle, comparaît pour meurtre.
Elle avait 41 ans au moment des faits. Une mère, aujourd'hui âgée de 43 ans, est jugée à partir de ce lundi par la Cour d'assises de l'Essonne, à Evry, pour le meurtre de son fils de 4 ans, qu'elle est accusée d'avoir étranglé alors que la police tentait d'intervenir.
La mère avait aussitôt reconnu les faits. Alertés le matin, les policiers avaient entendu les cris de l'enfant, mais n'étaient pas parvenus à pénétrer dans l'appartement, qui était fermé à clé. Les pompiers avaient ensuite réussi à rentrer par le balcon... pour découvrir le garçonnet en arrêt cardiaque. Il avait été un temps ranimé par les médecins du SAMU, mais était ensuite mort une heure et demie après l'alerte.
La mère avait raconté aux enquêteurs que c'était en entendant "Police" à sa porte qu'elle s'était emparée d'un couteau de cuisine et qu'elle avait tenté de l'égorger, avant de l'étrangler, sans donner davantage d'explications. L'autopsie avait permis d'établir que le garçonnet étaitmort par asphyxie. La mère s'était quant à elle tailladé superficiellement le poignet et le cou. L'enfant, prénommé Irvin, n'avait pas été reconnu par son père à sa naissance, mais en 2004, selon une source policière. Celui-ci voulait récupérer sa garde, arguant que sa mère ne s'en occupait pas convenablement, et affirmait avoir averti les services sociaux. Le couple, qui était séparé, n'avait jamais vécu ensemble.
Un article de D.H, publié sur TF1.fr le 02/11/09
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Bourbourg : dix-huit ans de réclusion contre le père de Brandon, mort par suffocation
0 commentaires Publié par cendrynnPrès de deux ans après la découverte du corps du bébé à Bourbourg, le dossier a trouvé sa conclusion judiciaire à Douai.
Dix-huit ans de réclusion criminelle contre Johnny Guilbert, 24 ans. Deux ans de prison dont la moitié ferme, mais sans mandat de dépôt, contre Laëtitia Alba, son ex-concubine de 27 ans. La cour d'assises a rendu son verdict dans ce dossier de meurtre sur un bébé, de violences volontaires sur trois enfants et de non-dénonciation de ces violences.
« Monsieur, vous avez dit en garde à vue : "J'ai tout de suite vu que j'avais tué Brandon, mais je ne voulais pas le croire." Avez-vous étouffé votre fils ? » - Non. » La question que pose la présidente Cochaud-Doutreuwe au début de l'audience hier ne permet toujours pas d'obtenir détails ou aveux sur les circonstances du décès de Brandon. Les réponses de Johnny Guilbert, accusé du meurtre de son fils de 9 mois, varient de « non » à « je ne sais pas ».
L'avocat général Czernik affirme, lui, sa conviction. Johnny Guilbert, 1,87 m pour 96 kilos au moment des faits, le 23 janvier 2008, a volontairement tué Brandon, 7 kilos. Après avoir pincé les carotides avec le pouce et l'index « entre deux à quatre minutes » ce qui a provoqué l'évanouissement de l'enfant, il l'a placé dans une couverture. Il a serré. La compression de la cage thoracique rendant impossible la respiration a entraîné le décès. « Il connaissait les conséquences de la momification car il l'avait déjà pratiquée. Quand sa concubine enlevait la couverture au bout de quelques minutes, l'enfant suait et suffoquait. » Alors, le bébé s'endormait. Mais cette nuit-là, Mlle Alba n'était pas intervenue.
« Comment a-t-il pu ? »
Le représentant de l'accusation s'interroge : « Comment a-t-il pu se coucher et se rendormir ? » Pour M. Czernik, impossible de parler d'« un coup de folie » d'un homme qui d'ordinaire garderait son calme face aux pleurs, aux cris, à l'agitation. Pour preuve les violences qu'il infligeait à Brandon et à ses demi-frères Kévin, 5 ans, et Alexis, 2 ans.
Contre l'accusé chez qui « on n'a jamais senti l'envie de soulager sa conscience », il requiert trente ans de réclusion avec une peine de sûreté des deux tiers. Contre la concubine poursuivie pour n'avoir pas dénoncé les violences sur ses enfants, il demande dix-huit mois de prison, la moitié avec sursis : « Sa passivité a rendu possible ce qui s'est passé. Elle a failli dans son rôle de mère. » Pas d'accord, Me Karaghiannis ! Pour le défenseur de Laëtitia Alba, même « coupable » comme elle le dit, « sa place n'est pas en prison : ça ne rime absolument pas avec insertion ». Il souligne que d'autres n'ont rien remarqué ou révélé des violences : voisins, grands-parents, médecins, services sociaux, amis de la famille...
Me Delozière parle lui aussi de la culpabilité de Johnny Guilbert en ce qui concerne les claques, fessées et autres coups assénés aux enfants. Mais c'est pour mieux défendre par contraste la thèse selon laquelle « il n'est pas un meurtrier » : « Brandon est mort des gestes inconsidérés de mon client, mais en aucun cas, il n'a voulu le tuer. » Il invite la cour à modérer la peine et à se prononcer non plus sur un « homicide volontaire », mais sur des « violences mortelles ». Un appel en partie entendu.
Un Article de Laurent Leys - La Voix du Nord.fr
Libellés : Infanticide
Leur père a reconnu les avoir tués dans leur chambre. Selon les conclusions de l'autopsie, les deux jeunes victimes sont décédées par asphyxie.
Une addiction prononcée aux jeux d'argent, des difficultés de couple, au chômage depuis quelques semaines. Si ce contexte familial tendu ne permet pas d'expliquer le geste de ce père qui a reconnu avoir tué ses deux garçons de 10 et 7 ans, lui-même ne nous donne pas les raisons de son geste ».
De l'avis du procureur de la République de Grenoble, Jean Philippe, de nombreuses zones d'ombre subsistent dans ce double infanticide survenu avant-hier à Bourgoin-Jallieu (Nord-Isère).
Mardi en début d'après-midi, les policiers étaient intervenus pour la séquestration d'une femme par son mari. A l'arrivée de la police, Mustafa Avci, 37 ans, avait reconnu aussitôt avoir tué leurs deux enfants. Leurs corps avaient alors été découverts dans des sacs de sport rangés dans le coffre de la voiture familiale stationnée devant la maison. Entendu depuis par les enquêteurs de la Sûreté de Grenoble, le père a reconnu avoir étouffé les deux enfants durant leur sommeil. « Après plusieurs heures passées à jouer sur internet durant la nuit, il s'est dirigé vers la chambre des garçons dormant dans des lits superposés. Il a alors étouffé l'aîné puis le cadet. L'autopsie réalisée ce matin conclut à la mort par asphyxie », indiquait le magistrat, tout en soulignant que des analyses toxicologiques vont être menées afin d'établir ou non une éventuelle absorption de somnifères. L'autopsie révèle que l'aîné des enfants portait des traces sur le thorax. S'est-il débattu ? Autre zone d'ombre, quand les corps des deux enfants ont-ils été placés dans la voiture ? Avant ou après le retour à leur domicile de la maman ?
Quittant son travail vers 5 heures du matin, la maman âgée de 31 ans avait donc rejoint le domicile familial. « Elle s'est couchée sans se douter du drame qui venait de se jouer. Ce qui peut se comprendre après une nuit de travail. Vers 9 heures, son mari la rejoint, une dispute éclate. Il cherche à l'attacher avec du scotch, il cherche à la tuer », poursuit le procureur. Que se passe-t-il jusqu'à 14 heures, heure à laquelle la maman parvient à s'échapper par le balcon du domicile. Nul ne le sait pour l'instant. « Sur la chronologie, la mère, trèschoquée, et le père sont très peu précis ».
C'est désormais dans l'entourage de la famille, établie depuis quatre ans à Bourgoin-Jallieu après avoir quitté Le Pont-de-Beauvoisin (Savoie), que les enquêteurs vont tenter de faire toute la lumière sur l'intimité du couple. Et comprendre peut-être comment l'irréparable a été commis.
Mustafa Avci devrait être mis en examen dans la journée.
Lors de sa brève audition, la mère des enfants, en état de choc, a précisé : « Mon mari aimait nos enfants. Jamais il ne les a frappés ».Mais « C'était un conflit permanent », a -t-elle confié aux enquêteurs."
Le Progrès.fr - 01/11/09
Article Connexe : Deux enfants retrouvés morts dans le coffre d'une voiture
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Drame familial : Deux enfants retrouvés morts dans le coffre d'une voiture
0 commentaires Publié par cendrynn"Mes enfants ! Mes enfants ! ". Dans un cri de douleur, cette mère de famille qui vient d'échapper aux griffes de son mari la séquestrant et la bâillonnant, se penche du premier étage du domicile familial de la rue de Funas à Bourgoin-Jallieu. Elle appelle au secours.Un agent de télécommunication qui travaille dans la rue et une jeune femme propriétaire de la maison voisine lui viennent aussitôt en aide.« L'agent l'a attrapée par les jambes. Elle avait le visage griffé et les yeux exorbités. »L'épouse est sauvéepar un agent de télécommunicationsPeu après 14 heures, dans cette petite rue du quartier Champ-Fleuri à Bourgoin-Jallieu, personne n'a encore conscience du drame qui vient de se jouer.Ce sont les enquêteurs du commissariat de Bourgoin-Jallieu, alertés pour une affaire de séquestration, qui vont faire la macabre découverte plongeant le quartier dans l'horreur.L'officier de police judiciaire vient d'ouvrir le coffre de la petite voiture familiale sur indication du père interpellé quelques instants auparavant. Là, dans des sacs de sport dissimulés sous une couverture, gisent les corps sans vie des deux enfants. Les visages des enquêteurs et de la magistrate de permanence du parquet se crispent. Âgés de 10 et 7 ans, Mohamed et Furkan étaient scolarisés dans l'école du quartier.Les lieux sont aussitôt gelés. Commence un ballet incessant de véhicules de secours, toutes sirènes hurlantes.Sapeurs-pompiers et Samu dévalent l'étroite rue encore ensoleillée. Les secours ne peuvent que constater le décès des enfants. Apprenant alors le pire, la mère est hospitalisée. Elle sera entendue un peu plus tard dans l'après-midi.La nouvelle du décès des deux enfants fuse dans le quartier et au sein de la communauté turque à laquelle la famille Avci appartient.Le commandant de police Alain Péchereau et le procureur de la République Bertrand Nadau se portent sur les lieux. Ils sont suivis par le médecin légiste de Grenoble puis les enquêteurs de la Sûreté départementale de Grenoble. Alain Cottalorda, maire, puis le sous-préfet de la Tour-du-Pin Christian Avazéri arrivent également.Dans la rue, les voisins doivent décliner leur identité pour rejoindre leur domicile. Tous sont très discrets quand il s'agit d'évoquer la famille. « La maison est en vente. Des visites étaient organisées cet après-midi », confie un voisin.Des bâches tendues pour cacher la voitureAvec le concours de la gendarmerie de Bourgoin-Jallieu, les barrières sont dressées de part et d'autre de la rue afin d'éloigner les badauds qui se pressent.Les voisins sont priés de fermer les volets de leur domicile. Des bâches sont tendues pour cacher la voiture.Un douloureux travail débute pour les enquêteurs : les constatations dans la voiture et sur le corps des deux jeunes victimes.Deux longues heures seront nécessaires pour procéder à l'ensemble des investigations de police technique et scientifique. C'est la fin d'après-midi. Les deux fourgons mortuaires emportent alors le corps des enfants.Tandis que la nuit plonge la rue de Funas dans la froideur automnale, la voiture de la petite famille est emportée sur un camion plateau. Pour les besoins de l'enquête.
Article de Vincent WALES
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