Cinq ans après les assassinats de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, dont les corps avaient été retrouvés le 9 décembre 2004 dans le jardin de Jean-Pierre Treiber, l'enquête pourrait rebondir.
Le président de la cour d'assises de l'Yonne, qui doit juger Jean-Pierre Treiber pour l'assassinat de Géraldine Giraud et Katia Lherbier en avril prochain, aurait ordonné un complèment d'enquête, selon Le Parisien.
De nouvelles investigations devraient donc être menées pour vérifier si Jean-Pierre Treiber, unique suspect dans cette affaire, aurait pu bénéficier de complicités.
Le témoignage d'un ancien codétenu de Jean-Pierre Treiber aurait poussé le président de la cour d'assises de l'Yonne à relancer l'enquête, selon Le Parisien.
Quel témoignage? Un témoignage paru dans L'Yonne Républicaine le 15 septembre dernier, où cet ancien codétenu de Treiber assure que ce dernier lui avait confié "connaître Marie-Christine Van Kempen", la tante de Géraldine Giraud.
Or Jean-Pierre Treiber et Marie-Christine Van Kempen ont toujours affirmé au cours de l'enquête ne s'être jamais rencontrés, rappelle Le Parisien.
Pendant une période, Marie-Christine Van Kempen a été soupçonnée par les enquêteurs "d'avoir commandité les assassinats", souligne Le Parisien, qui rappelle qu'"elle avait finalement bénéficié d'un non-lieu en 2008".
La police voudrait également tenter de recueillir des éléments de l'enquête sur la cavale de deux mois et demi de Jean-Pierre Treiber, arrêté le 20 novembre dernier.
"Certains renseignements pourraient, en effet, compléter le scénario du double assassinat", explique Le Parisien.
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Arrestation Treiber - Il se cachait non loin de la prison et du palais de justice !
0 commentaires Publié par cendrynnJean-Pierre Treiber se cachait au numéro 30 de la rue Dajot, un immeuble moderne de sept étages situé dans le centre-ville de Melun, à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau de la prison et du palais de justice, un comble !
Il vivait dans l’appartement 61, au cinquième étage du Lamartine, à la façade blanche et aux volets coulissants en PVC à chaque fenêtre. A l’approche de Noël, de petits sapins en pot avaient été installés devant l’entrée dallée de carrelages et aux murs de couleur crème.
A 18 heures, la plupart des résidants sont encore à leurs fenêtres, observant les cars de retransmission des télés, la nuée de journalistes et de badauds. Au cinquième étage, où le fugitif a été arrêté par le Raid deux heures auparavant, vivaient apparemment dix autres familles, calfeutrées derrière leurs portes vert anis. De celle de l’appartement 61, il ne reste que les serrures explosées et, autour, des traces de brûlures. Curieusement, le logement n’a pas été placé sous scellés.
Un article de Bastien Bonnefous et propos recueillis par Ghislaine Bertin-Denis, Laura Jaumouillé, Alexandra Gonzalez et Guillaume Rameaux, publié sur France Soir.fr, le 21/11/09
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Jean-Pierre Treiber, arrêté vendredi par le RAID à Melun (Seine-et-Marne) a brièvement été entendu mercredi par le juge d'instruction d'Auxerre (Yonne) qui enquête sur son évasion.
L'assassin présumé de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, selon nos informations, a refusé de s'exprimer sans la présence de son avocat. Il a désigné dans ce dossier Me Eric Dupont-Moretti, son défenseur dans la procédure criminelle.
Jean-Pierre Treiber a été mis en examen dans la nuit de vendredi à samedi dernier pour évasion et écroué à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). Il s'était évadé le 8 septembre de la prison d'Auxerre.
Un article de Pierre-Antoine Souchard, publié sur France Soir.fr, le 25/11/09
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Treiber arrêté - La cavale du meurtrier présumé aura duré 74 jours
0 commentaires Publié par cendrynnPendant près de onze semaines, Jean-Pierre Treiber a nargué tous les policiers et gendarmes lancés à ses trousses. Il s’est aussi payé le luxe d’adresser des lettres à plusieurs journalistes, clamant systématiquement son innocence. Retour sur une cavale hors du commun.
Mardi 8 septembre 2009. Alors qu’il travaille dans l’atelier de la prison d’Auxerre (Yonne), Treiber indique à son surveillant qu’il doit être extrait de l’établissement à la demande d’un juge. Vers 10 h 30, il se glisse dans un carton destiné à être livré, par camion, à une quinzaine de kilomètres de la maison d’arrêt. Le « paquet » a été scellé à l’aide d’un film plastique, ce qui suppose une complicité interne. Ni vu ni connu, le détenu se fait la belle et quitte sa planque chemin faisant. Le conducteur n’a rien remarqué : seuls la bâche trouée et son chargement chamboulé témoignent d’un événement imprévu. A la prison, personne ne s’inquiète de l’absence du prisonnier qui est « chez le juge ». Ce n’est qu’à 18 heures que l’alerte est donnée. Treiber bénéficie d’une bonne longueur d’avance…
Mercredi 9 septembre. Un important dispositif se déploie dans la forêt d’Othe, une vaste zone boisée de l’Yonne dont l’évadé, ancien garde forestier, maîtrise le moindre mètre carré. « C’est la principale idée pour le retrouver, déclare le procureur François Perain, mais on n’écarte pas l’hypothèse qu’il ait déjà quitté le département. » Le plan Milan (dispositif prévu en cas d’évasion) sera élargi au fil des jours.
Jeudi 17 septembre. Jean-Pierre Treiber écrit à l’hebdomadaire Marianne, glissant dans son enveloppe l’original de sa carte de détenu, n° 13.855. Il clame son innocence, exige une instruction équitable et promet de se rendre à son procès, prévu pour s’ouvrir le 19 avril 2010. « J’avais confiance en la justice, mais je me suis trompé, indique-t-il notamment. On s’est acharné sur moi, sur mon entourage. »
Mercredi 30 septembre. Son frère et son beau-frère sont interpellés à leurs domiciles de Soppes-le-Bas (Haut-Rhin) et de Bourg-sous-Châtelet (Territoire de Belfort) et placés en garde à vue. D’autres perquisitions sont entreprises en Seine-et-Marne, notamment chez Blandine, sa visiteuse de prison, dont il est amoureux, et ses parents où est découverte une lettre postée après son évasion.
Vendredi 9 octobre. Jean-Pierre Treiber échappe à une embuscade tendue par les policiers du Raid dans les bois de Bombon, près de Bréau, en Seine-et-Marne, où il a vécu avec son ex-épouse Marie-Pascale. Il y avait fixé rendez-vous par courrier à son amie Blandine Strassart. Elle devait le retrouver au pied d’un arbre où serait gravé un cœur. Parvenu sur les lieux vers 22 heures, le fugitif aurait remarqué le Raid posté à cinq mètres, et détalé comme un lapin dans les massifs broussailleux. Les lettres à sa compagne quinquagénaire auraient transité par le centre d’affranchissement de Nangis (sud-est de la Seine-et-Marne).
Jeudi 8 octobre. Paris-Match publie un entretien avec Blandine Strassart et diffuse les lettres qu’elle a reçues de Treiber.
Samedi 10 octobre. Le Figaro Magazine publie des photos de l’évadé, prises les 15 et 16 septembre. On le voit marcher tranquillement, à la nuit tombante, dans les rues de Bréau, lunettes de vue sur le nez, s’aidant d’une canne et portant un sac.
Mercredi 21 octobre. Treiber envoie une lettre d’excuses à son ex-codétenu de la prison d’Auxerre. « Cette lettre était destinée à un détenu qui travaillait aux ateliers et qui a été déclassé après l’évasion. Jean-Pierre s’excuse pour le déclassement des six prisonniers et évoque aussi le cas de Flavien Cosson. Il l’innocente », révèle L’Yonne républicaine. Flavien Cosson, 25 ans, condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de sa petite amie, a été mis en examen le 11 septembre pour « complicité d’évasion » dans l’affaire Treiber.
Jeudi 19 novembre. Paris-Match publie deux courriers de Treiber, qu’il a postés les 14 et 23 octobre, toujours à Nangis, en Seine-et-Marne, et encore adressés à Blandine. « Ils n’imaginent pas ce que je dois faire pour vivre, écrit-il. Koh-Lanta, c’est du pipi de chat à côté de ce que je fais ! (…) Les rasoirs ne rasent plus. Je n’ai quasiment plus de dentifrice. Je ne sais pas à quoi je vais ressembler quand tout sera fini. Au moins, les sangliers et les cerfs ne se plaignent pas de mon odeur. (…) Si je ne réussis pas à prouver mon innocence, au moins j’aurais essayé. (…) Je flippe toujours quand je vais mettre des lettres dans une boîte. Je sais que les policiers ne peuvent être partout à la fois. Mais eux aussi sont malins et ont des moyens que je n’ai pas. »
Francis Szpiner, avocat de la famille Giraud
« Roland Giraud est soulagé, nous a déclaré hier son avocat, Me Francis Szpiner. J’avais dit qu’il serait rapidement repris. Je pensais que Jean-Pierre Treiber n’avait pas les moyens de partir à l’étranger. Je me réjouis que cette arrestation intervienne plus tôt que plus tard. Le procès aura lieu. » Il se déroulera devant la cour d’assises de l’Yonne, à Auxerre, du 19 avril au 14 mai 2010.
L’avocat de Roland Giraud a manifesté « un petit agacement » face au traitement médiatique de cette cavale, Jean-Pierre Treiber étant présenté, selon lui, comme un nouveau Robin des bois alors qu’il est accusé d’un double meurtre. Cette arrestation est « un soulagement. Nous allons nous préparer à ce procès qui sera de toute façon une épreuve ». Les dates d’audience de ce procès n’ont pas été modifiées en dépit de l’évasion de l’accusé, la justice ayant tablé sur son arrestation rapide.
Chronologie de l’affaire Géraldine Giraud et Katia Lherbier
1er novembre 2004. Géraldine Giraud, 36 ans, fille du comédien Roland Giraud, qui séjournait dans la résidence familiale de La Postolle (Yonne) en compagnie de son amie Katia Lherbier, 32 ans, ne donne plus signe de vie.
Un article de Pierre-Antoine Souchard et Isabelle Horlans, publié sur France Soir le 21/11/09
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